2
mai
2014

Aux Ateliers de LA MAIN FRANCHE, le QIGong parle français

Dans la sphère des pratiques  TaiChiChuan et  Chi Cong, j’éprouve aujourd’hui une réticence à l’emploi des termes chinois.

Dans mes trente cinq ans de pratique, j’ai essayé d’apprendre le chinois, j’ai lu diverses traductions autorisées, j’ai étudié l’approche médicale traditionnelle où j’ai fréquenté chinois et sinologues.

Depuis la lecture de  l’art chinois de l’écriture , il y a une quinzaine d’années, les réflexions de  *Jean François Billeter  m’invitent à puiser dans ma langue maternelle pour retrouver le contexte où faire résonner la puissance évocatrice des images et des concepts chinois anciens.

Ne plus  « faire «  du ChiCong mais être dans une culture énergétique, en quelque sorte.

 

premier temps – août 2013

Energie, souffle, dynamisme, ambiance …le  Qi ne tient en place

en tous cas pas dans le territoire défini d’un unique mot français.

C’est qu’il est changeant par nature, comme le temps, comme l’air ou l’humeur, il se transforme; c’est bien là sa spécificité.

L’étude des caractères ouvre sur la bio-logique,  la vie « entre ciel et terre » où la puissance solaire mobilise des masses d’air et d’eau

qui s’échangent en souffles et vents, vapeurs et pluies pour animer la terre. (Voir Wieger, leçon étymologique 98.)

L’humain est concerné par nature, sa présence, sa cuisine et ses souffles participent du Qi.

Tout est Qi, de la matérialité à la subtilité, car ce qui n’a pas de forme particulière se prête à toutes les formes et toutes les applications.

Le Qi connaît des états, des changements d’états et des mouvements que l’on peut décrire en yin/yang quand on choisit ce langage.

En intimité avec la vie, il signe la vitalité et la vivacité.

 

Le Qi Gong ou la culture du Qi.

Tout un projet ! Cultiver la vitalité, prendre soin de ce qui nous rend vivant et s’exprime dans l’émergence d’une personnalité et d’un projet.

La sagesse antique invite à «suivre le Dao», à adhérer au mouvement de la vie sans nager à contre-courant.

Mais encore ? Suivre le naturel voilà qui est bien étrange pour l’homme façonné par une culture.

C’est que ce naturel se cultive lui-aussi, il se retrouve par l’exercice de l’esprit,  la méditation et  la pratique artistique.

C’est une provocation – Cultiver le naturel lors  même que l’on est immergé dans toutes nos contraintes actuelles.

Faire corps avec la vie invite à partir du corps dans la conscience de cette pleine adhésion.

Comment passer de la confusion initiale à la présence harmonieuse?

Par un double mouvement d’écart et de retour.

L’écart par un processus de distinction et de conscience de soi,

le retour par un processus spirituel d’adhésion à la vie et au monde.

Accéder à l’individualité en mode personnel et à la participation en mode collectif.

Assumer la nécessité pour trouver la liberté.

On peut alors aborder au bonheur simple d’être. Ici et là à la fois, en soi et avec le monde, pour soi, dans et par le monde.

*  L’art chinois de l’écriture  chez Skira et  Leçons sur Tchouang-Tseu et autres publications aux éditions Allia

 

21
avril
2014

Du style et des figures enTai Chi Chuan

 

Quand on parle Tai Chi Chuan en français, on parle FORME et de style  en référence à la pratique en solo.

On entend que le pratiquant met en forme et donne corps aux principes abstraits qui inspirent le TJQ : Verticalité entre Ciel et Terre, détente et enracinement, fluidité de l’intention au geste…

Dans le dictionnaire historique de la langue française j’ai trouvé le mot FIGURE pour dire la forme, l’aspect, l’allure et le comportement.

Le latin fingere parlait de modeler l’argile pour représenter d’où la figurine qui montre et permet de se figurer.

Le sens s’est élargi vers le dessin, le portrait puis la représentation graphique d’un signe pour donner forme à une abstraction.

Ainsi des chiffres ou de l’écriture mais aussi d’une suite programmée de gestes comme le sont les FIGURES de la danse ou les figures imposées du patinage artistique.

 

Dans nos chorégraphies, on retrouvent toujours des séquences telles que «la queue de l’oiseau, brosser les genoux ou les mains-nuages que j’appellerais volontiers les FIGURES du TJQ.

Nous pratiquons donc un ART FIGURATIF qui donne à voir par des formes et des mouvements.

 

Dans l’art de la rhétorique, on emploie des FIGURES DE STYLE  qui permettent un écart par rapport au sens initial ou à l’étymologie.

elles nous transportent vers un autre niveau de compréhension passant du sens littéral au sens FIGURE.

Et voici que l’on saute du formel à l’informel pour aller au-delà de la matérialité du geste.

Le STYLE caractérise l’individu qui se met debout (le grec stulos = colonne) et s’exprime avec une présence qui lui est propre : Son corps parle avec un rythme, un tempo, des cadences et un flux particulier.  On pourrait dire qu’il a son écriture, sa GRAPHIE propre ( stilus = le stylet pour graver et écrire).

Parler de CHOREGRAPHIE prend alors plus de sens pour évoquer la danse TaiChi qui trace ses gestes dans l’espace en jouant de tensions variables

( danser et tendre se rejoignent étymologiquement).

L’artiste martial construit son oeuvre, il est en même temps matière première, outil et oeuvre, il reçoit l’information de ses prédécesseurs et la partage avec ses pairs.

La maîtrise vient avec le temps et l’appellation maître ne vient que de la reconnaissance de ceux qu’il inspire.

Peaufiner sa chorégraphie, jouer des figures et des formes, les charger des principes fondamentaux, leur donner du sens  aide à trouver et à affiner l’accord entre le style du geste et le style de vie.

UNE VIE D’ARTISTE OÙ L’AUTHENTICITE NE VIENT QUE EN S’ENTRAÎNANT.

26
mars
2014

Rencontres internationales taichi et tango à Essoyes 18-24 août

 

“Rythmer nos pas au beau milieu du vignoble des champagnes du département de l’Aube.”

 

 TAICHI-TANGO

En Champagne-Ardenne/ Aube / France

En collaboration avec le Festival des Estivallées  et les Ateliers de la Main Franche

 

Du lundi 18 au dimanche 24 août 2014

« Salle des Emois » 

Place de la Mairie à Essoyes.

6 journées – 3 ateliers quotidiens

10 à 12h3016 à 18h3020.30 à 22h.

 

En soirée,

pràcticas de Tango argentin encadrées par le Maestro Fédor Villafane https://www.facebook.com/fedor.villafane

L’accès des pràcticas est ouvert aux participants extérieurs.

 

Début des ateliers lundi 18 août à 16h, clôture dimanche 24 vers 13h

Horaires modulables en fonction des participants, de la météo, et des organisations telles que projections, spectacles, dégustations …

 

Le cadre

Au cœur des vignobles de champagne,  la douceur estivale du village d’Essoyes, ses ruelles fleuries, les abords paisibles de sa rivière Ource, l’espace des Renoir, les pétillants trésors des caves du champagne de l’Aube. http://www.essoyes.fr/

 

L’esprit

Ces rencontres sont ouvertes à tous dès 16 ans. Un partage convivial accordera les pratiques Taïchi et Tango.

Entre contrainte et inventivité des pas, les ateliers voyageront des gestes du solo jusqu’à ceux qui se partagent en dansant.

Pour communiquer, on croisera sans chichi le français, l’anglais et l’espagnol.

Seul ou accompagné, profane ou expert(e) du geste, vigneron(ne), touriste, artiste, tangoteur(se), taichichuaneur(se), qigongiste … tous sont les bienvenus(es).

 

Le contenu

S‘inspirant de la symbolique du champagne dont la saveur émerge des vertus de la nature assemblées grâce au savoir-faire de son vigneron, ces rencontres croiseront les répertoires gestuels du Tango argentin avec ceux du Taïchi pour y conjuguer les subtilités relationnelles du mouvement.

Le programme de ces ateliers combinera des pratiques organisées en solo, puis avec objet et enfin en partenariat.

– Le Qi gong ouvrira le corps, le coeur et le souffle.

– Le Taïchi inspirera la posture, la stature et l’alignement, il précisera la détente du geste vécu de l’intérieur dans la force, la douceur et le sens de la forme.

– Le contact-improvisation nourrira l’approche des bases du Tango argentin.

 

On visera les qualités d’une écoute réciproque qui fonde la danse en couple, distinguant la précision des appuis – la gestion des tensions – la sensibilité de l‘écoute – la musicalité des pas – la créativité du partage…

L’évolution des ateliers s’organisera autour d’une mise en jeu progressive du bâton long.

Il sera l’élément conducteur du contenu technique des pratiques enseignées, à la fois support des formes en Taïchi (http://youtu.be/mmpL_4_B3jM) et vecteur didactique de l’approche des figures en Tango argentin.

 

Tenue

L’aisance avant tout, confort et fantaisie, chaussures et chaussettes réservées à la pratique sur le parquet de la Salle des Emois.

 

Venir à Essoyes

Essoyes se situe à

50km de Troyes – 150km de Dijon – 180km de Reims – 220km de Paris – 340km de Lyon – 350km de Bruxelles – 580km de Londres – 1200km de Madrid.

– En voiture:

En provenance de Paris et du Nord: Autoroute A5 sortie Magnant (n°22)

En provenance du Sud: Autoroute A5 sortie Ville sous la Ferté (n°23)

 

– En transports en commun:

Train jusque la Gare de Troyes.

Prendre le bus de la compagnie « Les courriers de l’Aube » (Ligne 4 Châtillon/Troyes). Arrêt à Bar-Sur-Seine. De Bar-Sur-Seine à Essoyes prendre le taxi.

Possibilité de prendre un train jusque Vendeuvre-sur-Barse (gare plus proche d’Essoyes que celle de Troyes) puis prendre un taxi (00 33 (0)3 25 41 08 39 / 00 33 689 91 24 37- www.taxi-sebastien.fr – http://youtu.be/xIK-0D3FALI)

La gare TGV la plus proche est à Montbard, dans le département de la Côte-d’Or en Bourgogne, région voisine immédiate du territoire d’Essoyes.

Loger à Essoyes 

Deux gîtes-chalets au Domaine de la Charmette www.domainedelacharmette.com sont déjà réservés pour accueillir une dizaine de stagiaires. Réserver sa place auprès des Ateliers de la Main Franche.

Les chambres d’hôtes ainsi que l’accueil chez l’habitant sont à réserver via l’otee.

Au centre du bourg, la mairie d’Essoyes met à la disposition exclusive des participants une aire de camping située sous les arbres dans le parc du château, en bordure de rivière avec accès aux commodités du centre sportif.

Réserver sa place de camping auprès de 

L’Office du tourisme d’Essoyes

otee10360@gmail.com

Espace Renoir/Place de la Mairie

Tél : 00 33 (0)3.25.29.21.27

Se nourrir à Essoyes

www.ot-essoyes.fr/rwd-restaurant.html

– Restaurant ouvrier au bord de l’Ource avec repas de midi 3 services.

– Guinguette sur le quai de l’Ource, restauration rapide en journée et soirée.

– Pizzéria sur la place de l’Eglise.

– 2 boulangeries, une superette, 2 traiteurs

 

INFORMATIONS et INSCRIPTION

Infos pratiques auprès des Ateliers de La Main Franche

site www.taichichuan.be

Contact et pré-inscription par courriel

jean.luc.perot@taichichuan.be

Mentionner : Nom – Prénom

+  RENCONTRES D’ESSOYES.

Participation aux frais à verser sur place.

– 200€ forfait 6 jours ou 50€ la journée.

– 150€ pour Essoyens(nes)

– 100€ étudiants/artistes participants à l’animation.

 

 

 

17
mars
2014

ma vision Taichi. N°2 – Le lien

Je terminais le première article avec cette formule : C’est dans la relation que vient l’énergie.

Partout la vie naît et s’entretient dans l’échange.

Entre Soleil et Terre il est question d’échanges, de distance et d’attractions .

Sur Terre se répondent des températures et des vents, de l’eau et des reliefs, des pierres, des bois et des feuilles qui font nos climats.

Des animaux micro et macro  naissent , mangent, respirent, éliminent leurs déchets et meurent. la terre  recycle l’ensemble dans un humus fécond.

Echanges, influences, relations, liens, liaisons tout est interconnecté.

Nous autres, bipèdes plantigrades omnivores jouissons de tout cela et formons des couples et des groupes, des clans et des réseaux pour connecter nos esprits et échanger nos informations.

Mais voilà, souvent on perd conscience de cette intrication alors que c’est elle qui est et fait la vie.

OUVERTURE

Nos portes et fenêtres donnent sur le monde, nos sens captent les messages, nos têtes les interprètent pour en faire une histoire personnelle et collective.

Ecoutons  avec curiosité, découvrons, essayons et apprenons à choisir ce qui nous fait du bien tout en évitant ce qui nous nuit.

Et d’abord, commençons par nous écouter.

L’assise tranquille ou méditative, comme on veut, est l’occasion de faire taire l’agitation mentale et musculaire pour s’ouvrir à la simple présence.

On voit mieux ce que l’on a, ce qui nous manque comme ce qu’on garde par habitude.

ACCUEIL

La dialectique yin/yang n’est en aucun cas l’occasion de classer et de ranger dans des boîtes yin ou yang. Elle invite au contraire à nuancer, à mettre en évidence des petites différences, des gradations, des contrastes et des variations pour faire vibrer l’apparente banalité des choses.

Elle convoque également le sens de la relativité car il n’y a de yin/yang que l’un par rapport à l’autre et sous un certain point de vue, dans un certain contexte et dans une certaine occurrence.

AGIR et CHOISIR

Cette ouverture accueillante affine les sens, développe l’acuité et le discernement. On analyse, compare, évalue, apprécie…

On commence à sentir que nos existences  sont notre point de vue sur la vie, sans égoïsme, on prend conscience et confiance en soi.

On est prêt pour le changement, non seulement pour changer une petite chose de ci de là mais pour CONSENTIR  au mouvement.

Plus encore pour aimer les mutations et transformations qui nous font changer avec le temps, les lieux et les autres.

Le QI, l’énergie est changeante par essence.

Alors on l’entretient, la nourrit, la fait circuler et permet ses transformations.

Le Chi Cong (QIGong) devient un art de vivre au quotidien , en fin de compte une histoire d’amour, une sagesse existentielle.

 

 

Vision simplifiée d’un ensemble

 

31
janvier
2014

Ma compréhension TaiChiChuan

Une suite d’articles pour situer la pratique aux

 Ateliers de La Main Franche.

n° 1 : Tai Chi – Théorie et pratique

 

Théorie et pratique

Quand on pratique vraiment le TaiChiChuan, le TaiChi nous pratique.

C’est à dire que le principe TaiChi nous inspire, il colore notre façon de penser et de nous comporter.

 TAI CHI est une théorie  GLOBALE et  CONDENSEE. Elle propose un savoir-faire pour un savoir-vivre.

La pratique  est personnelle, s’étend à toutes les expériences particulières. Elle se veut EFFICACE et PARTAGEABLE.

La connaissance, compréhension et intuition, prend appui sur la théorie et la pratique.

La compréhension se délecte dans la jouissance.

Tai Chi                          

En dépit de l’appellation- Principe Universel – le Taichi ne prétend PAS expliquer l’univers.

Quoi de plus condensé qu’un symbole en image. Le cercle entoure, il marque  la globalité.

Le principe envisage globalement la situation pour comprendre son fonctionnement particulier.

C’est donc de l’homme et de son regard dont il est question, plus précisément de l’entendement et de l’agir humain et non d’un principe céleste ou divin révélé à quelque empereur chargé de régner et régler la société.

D’ailleurs, TAI CHI n’est pas exclusif, il sous-entend WU CHI et s’inscrit sur fond de SHU WU.

Qu’est-ce-à-dire ?

 Que Tai Chi, vision d’un principe ordonnateur est précédé d’une vision qui ne distingue pas de principe – Wu Ji – et même consent à reconnaître qu’elle ne voit rien du tout du fond mystérieux et généreux qui engendre la vie.

Elle ne peut rien dire sinon qu’il est là avant et toujours en toile de fond de toute manifestation sensible. Elle l’appelle SHU WU – la vacance du vide.

Dès lors,on se souviendra que la vision TaiChi laisse la place pour des énergies non-identifiées et que, toutes les compréhensions particulières ne sont pas séparables du vide qui les contient.

DONC, on approchera une situation dans les détails de son fonctionnement sachant qu’au-delà des contours il y a le vide, l’espace, l’absence qui la « porte ».

Yin / Yang et Chi

Entrons dans le fonctionnement  Tai Chi.

Une situation globale, complexe et confuse par nature peut se lire en  Yin / Yang quand on l’envisage sur le mode énergétique.

Le mode énergétique s’intéresse au fonctionnement des choses. Il établit des  relations entre les éléments de l’ensemble.

 Il y perçoit des rapports et des échanges qui assurent la dynamique du système càd son évolution par changements et transformations.

Ainsi s’articulent toutes les qualités sensibles haut et bas, avant/après, chaud/froid, ferme/tendre, fort/faible, clair/obscur, plus/moins….La dialectique  Yin/Yang pour activer des aspects contrastés, des dynamiques concurrentes, des oppositions fécondes sans perdre de vue la globalité de la “boule TaiJi “.

Ce jeu génère l’énergie – Chi – c’est-à-dire les forces qui produisent et animent : attraction / répulsion, apparition/disparition.

La grande leçon : Entrer en relation crée une énergie disponible

et permet sa transformation en forces diverses utiles pour  entretenir, nourrir, protéger, jouir et réjouir.

14
août
2013

Tai Chi, Chi Qong et le stress

Envie de se reprendre en main, besoin de se défouler, désir de changer, de s’échapper, de se vider ou de se remplir…

Le STRESS dit autant l’angoisse que l’énervement, la lassitude que l’agitation, la frénésie des désirs que la perte du goût et de l’envie.

Il signe et signale un désaccord intime .

Tu es à côté de tes pompes, sans écouter ni tes besoins ni tes souffrances,

Echoué dans un personnage, tu vis en te conformant à des idées toutes faites.

 » Apprendre à sentir les tensions parasites, tristes et inutiles,

Ressentir l’effet du sourire qui dissout les crispations et les noeuds

Consentir à lâcher ce qui encombre le corps,la tête et le coeur.  »

Une pratique régulière et harmonisée aux Ateliers de LA MAIN FRANCHE peut répondre à ce manque à vivre.

On y joue du corps en postures, étirements et mouvements fluides

On y joue de l’esprit, associant l’attention et l’intention pour affiner l’écoute

On y joue du souffle pour aspirer et souffler, sentir et ressentir

On y joue de la présence pour savourer la force de la douceur.

Il y a du silence et de la musique, des mots et des images.

Choisis tes vêtements et ton heure, la porte est ouverte !

5
juillet
2013

Présentation pour le Festival Duende à Serpa

Moments euphoriques

Guerrier Duende – Un Art Martial pour la Paix

Mon approche Guerrier Duende se fonde sur 40 ans de pratiques martiales (Judo et Karate Do) avec comme fil conducteur la notion de Qi Gong, Qi, l’énergie.

Une formation en médecine chinoise de 1977 à 85 mise en pratique en consultations de massage chinois.
De 93 à 99 formation en thérapie manuelle – ostéopathie sous la direction de Daniel Fernandez.
Je continue ses recherches sur le thème de l’énergie et le bien-vivre en participant à des ateliers de formation sur le souffle, la voix, la relaxation, la danse.
Le Tai Chi Chuan et le Qi Gong commencé en 1978  s’imposera progressivement pour devenir le principal champ d’investigation et d’enseignement en 1995.
Associée à des formations neuro-cognitives ma pratique m’a conduit sur des terrains variés :
  • développement personnel – approche psycho-somatique
  • formation auto-défense féminine
  • formation Professionnelle / ressourcement /esprit de groupe
  • gestion du stress et de la violence à l’école, formations pour enseignants.
Depuis une bonne dizaine d’années je suis à la recherche de musicalité.
La rencontre de Laurence Chevallier et son approche mariant Tai Chi, Rituel, danse et spectacle m’ont ouvert à des explorations non martiales de mon répertoire.
Le Tai Chi Tango qui met en oeuvre l’approche intériorisée et le tango argentin me donne à préciser la relation dansante dans un « QiGong relationnel » .
 Danza Duende arrive à point pour aller plus clairement et plus ouvertement vers un enseignement en vibration avec l’authenticité.
Aujourd’hui l’invitation Duende est la vibration majeure qui m’accompagne au quotidien.
24
mars
2013

Le corps Tai Chi

Qu’est ce que le Tai Chi chuan, c’est quoi le Chi Gong ?

Souvent posée, la question se résout  par une invitation à la pratique. C’est que les formules consacrées – gymnastique douce, méditation en mouvement, culture de l’énergie – ne vibrent pas dans les corps et que les mots restent indigestes quand ils ne sont pas mis en chantier.

Le Chi Gong n’est soluble que dans l’expérience personnelle !

Cependant, je désire partager quelques repères sous le thème du « Corps Tai Chi ». Je parle du corps car c’est avec lui que l’on entre dans l’expérience de soi et je dis TaiChi pour rendre compte de la globalité de l’aventure. Le cerveau est dans le corps et la conscience vient avec le cerveau ainsi, l’esprit est dans le corps comme le corps est dans l’esprit. Prenons le temps de jalonner le parcours allant de la mécanique à l’énergétique et de l’énergétique à la philosophie.

D’abord La machine corporelle – l’homme debout.

Le corps mécanique s’articule autour du confort et de l’économie dans la stabilité et le mouvement. L’ajustement vertical offre le plus grand confort pour gérer la pesanteur qui ramène tout à la terre

Sous le contrôle du système nerveux , on y voit :

  • Une charpente osseuse – où tous les segments s’adaptent les uns aux autres par le biais de rouages et d’engrenages.
  • Un moteur musclé – des forces musculaires qui stabilisent et mobilisent globalement et localement.
  • Un tissu conjonctif – des tendons, des ligaments, des enveloppes et des fluides qui font de l’ensemble une mécanique intégrée.
  • Une dynamique pneumatique – spires et re-spire en continu gonflent et relâchent le mannequin.

La détente se dit par trois :  relâchement, étirement et tonification 

  1. Le relâchement des tensions superflues pour libérer les structures bridées.
  2. L’étirement par éloignement des extrémités pour maintenir souplesse et connectivité.
  3. La tonification pour reprendre confiance dans les appuis.

Ces trois là jouent autant dans le corps que dans le coeur et l’esprit.

Notre référence sera la posture TaiChi

On se pose sur le sol pour prendre appui et se redresser et d’autre part, on se tient, se maintient et s’anime entre aisance et puissance. La colonne vertébrale est un pilier mobile, un empilement de pièces articulées, interconnectées par des ligaments et des muscles. Les vertèbres ont chacune leurs spécificités fonctionnelles pour porter, supporter et faire tourner la machine. Debout, on s’abandonne à la pesanteur en lâchant les crispations de notre personnage quotidien et on s’oppose directement à la chute en éveillant un tropisme solaire qui nous étire comme  la plantule  poussant sa pointe vers la lumière. Cette double invite ajuste l’alignement, la détente et l’étirement. On s’abandonne à la terre pour augmenter la stabilité et le poids, on s’étend vers le soleil pour accroître vigilance et légèreté. Le train inférieur, des pieds au bassin condense l’appui et la force liés à la terre, le train supérieur de la main à l’omoplate et à la tête exprime l’acuité et la lucidité solaire et l’axe vertébral joue avec élasticité pour transmettre les informations statiques et dynamiques.

Le mouvement et le geste

Ici encore, la colonne vertébrale est au centre. elle est l’axe, le moyeu, le pivot et le premier moteur. L’intention naît du ventre, du coeur et de la tête alors que les jambes portent les mains là où elles sont efficaces. En pratique, ce sont différents niveaux de l’axe vertébral qui prendront l’initiative  pour orienter le mouvement et adresser le geste… Le prochain article reprendra le fil du mouvement à partir du corps organique.

3
décembre
2012

L’assise tranquille

Depuis la mi-septembre, la séance Tai Chi Chuan du jeudi 11h00 est précédée d’une demi-heure d’assise méditative. Je savais précieux le suspens de l’agitation habituelle mais je n’osais le proposer tant le mot « méditation » pesait lourd de ses connotations spirituelles, religieuses et ascétiques. Les stages de Danza Duende sont émaillés de courtes pratiques d’intériorisation et la simplicité de l’approche m’a convaincu. Aujourd’hui, un temps d’assise tranquille ouvre  la séance de Taichi.

Cela s’appelle  – Vivre en amitié avec soi-même!

Le thème initial est celui de l’oeuf.

La forme ovoïde permet d’inscrire le corps en posture assise. L’image est plastique, modulable à souhait, elle facilite des représentations qui autorisent diverses mises en oeuvre de soi. La coquille présente un dôme et un fond, tête et pelvis forment les 2 pôles. Elle est solide et poreuse; elle délimite et permet la communication. L’intériorisation dans sa coquille n’est pas un enfermement mais un préalable utile à la clarté du propos : reprendre l’aventure de la construction de soi.

En arrière, le dos et le dossier, nous sommes adossés à la colonne vertébrale, notre charpente osseuse, pilier de notre redressement.

En avant, la face, la poitrine et le ventre dessinent la panse, des contenants faisant écho à diverses modalités symboliques de notre présence:

En bas, le bassin, l’assise et le réservoir des possibles – les tripes et la force intime, le sexe et le vouloir-vivre.

Au milieu, la poitrine et le coffret thoracique, contenant de élans du coeur , de ses désirs et de ses freins

En haut, la tête et la boîte crânienne – lieu des représentations, de la conscience et de l’intelligence qui permet de changer les points de vue.

Tout est dans l’oeuf.

Le souffle est le fil conducteur, il porte la sensation qui chemine à travers le corps. Peu à faire et beaucoup à défaire, le sourire est là pour dénouer et lâcher ces tensions inutiles qui contiennent et empêchent l’expression d’une présence plus joyeuse.

Et tout commence avec TOI…

Au plaisir de vous rencontrer.

3
octobre
2012

Ma perspective TaiChi en 2013

Bonjour,

plus de trente ans déjà et l’aventure taichichuan continue à Namur. Même motivation : une voie de bien-être ou de mieux-être partagé. Même constat : Le corps est au départ de notre présence, de notre conscience et de notre action. Prenons-en soin, aimons-le.

Autour d’une affirmation :  Le plaisir  est le moteur des apprentissages heureux –  Evitons ce qui le gâche, cherchons à ouvrir la pensée et le coeur, lâchons les croyances toutes faites et cultivons la curiosité et le sens de l’autre.

Depuis 1983, ma pratique  TaichiChuan s’accorde  avec le style Yang Michuan . Elle s’est continuellement ajustée à la fréquentation d’autres styles – Rencontres Jasnières, TaiChiT’cho, Lalita, Hannover…

J’ai creusé la compréhension énergétique avec une formation en médecine chinoise, j’ai approfondi le rapport physiologique dans la thérapie manuelle/ostéopathie, j’ai approché ses résonances chamaniques – souffle et son, voix et rythme, j’ai écouté les résonances symboliques de la tradition – orient/occident, j ai bien sûr creusé l’essence martiale conjuguant l’efficacité défensive et la bonne santé.

Depuis une dizaine d’années, la danse est venue compléter le sens de la relation et du plateau – espace/temps avec Laurence – TaichiTango avec Jo. Aujourd’hui, Danza Duende avec Yumma, met l’art au rang d’une sagesse au quotidien. Une invitation à plus de conscience pour « danser sa vie et vivre sa danse ». Réveiller la bonté et la beauté profonde de chacun, sentir l’interdépendance des humains dans une société plus harmonieuse.

Un égoïsme altruiste qui se réjouit du bonheur des autres, ne souffre pas du malheur et s’attache à aider.

Voilà qui ne change pas le contenu mais clarifie le propos : mieux-être, plaisir et contagion sur base de culture de l’énergie et du sens de l’autre.

Les occasions:

  • ChiGong : intériorisation / espace-temps / 6 animaux / 4 éléments / les spirales / les tours pivots / bâton court
  • TaiChiChuan : forme courte 13 de base / forme longue 3 duans / formes à l’éventail et au bâton long
  • Tui Shou : la relation duo / duel – guerrier Duende – un art martial pour la paix
  • TaiChiTANGO :  Le voyage dansant du tango argentin dans une exploration évolutive de ses composantes : posture, pas, abrazo, musiques et rythme.

Au plaisir de vous revoir.