13
octobre
2021

rentrée 2021-2022

Dans le climat délétère que nous connaissons il importe de prendre soin de soi, de son bien-être et de son mieux-être.
En l’occurence, je propose la pratique d’un exercice physique régulier comme pilier de cette réforme.
Je n’oublie pas l’importance de l’alimentation saine, du repos, du lien et du projet mais… je prêche un peu pour ma chapelle.
Aux ateliers de La Main Franche, on pratique

1.Du QiGong

càd des exercices variés d’activation de l’énergie pour lutter activement contre la stagnation ( troubles digestifs, circulatoires, respiratoires mais aussi troubles psychiques – morosité, perte de l’envie ) et contre la perte de tonus (fragilité, manque de confiance dans son propre corps, affaiblissement).
Différentes séquences mettent l’accent sur :
éducation posturale : la façon de se tenir est au coeur de la pratique – alignement, détente et tonification musculaire
santé vertébrale – on améliore la mobilité, la souplesse et la robustesse de la colonne vertébrale, de l’assise dans le bassin jusqu’au port de tête
Activation du souffle, de la respiration et de la sensation.                                                                                                                                  Libération des tensions , détente, relaxation et économie du geste.
gestion de l’espace, du placement et du déplacement. Orientation, direction, sens et distance prennent une autre dimension.

 

2.Du Taichichuan
Où l’on met en oeuvre toutes les qualités évoquées en QiGong dans une chorégraphie lente où l’adversaire est virtuel.
Mais aussi dans des exercices en duo où le partenaire est bien présent et donne l’occasion de vérifier ses acquis.
La chorégraphie à mains nues, usuellement appelée « la forme”, se développe également à main armée d’un bâton court, long ou d’un éventail.
Le mouvement intégré ( intention, sensation et action) éveille la conscience du geste harmonieux et efficace.
L’harmonie parle de rythme et de beauté, l’efficacité parle d’à-propos, de mieux-être et de plaisir.
L’ensemble développe une présence apaisée dans la confiance et le bon usage de soi.

BIENVENUE

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Les Ateliers de la Main Franche

Propositions horaires, pour le premier trimestre 2021-22page1image14604672

Mardi 11h00 : 9, rue Henri Lemaitre à Namur

QiGong : Les fondamentaux posture, souffle, intention et imaginaire.

Mercredi matin – 10, rue Godefroid – Namur

10h00 : QIGong, debout, couché, debout – gestion de l’espace et du rythme, apprivoiser le

sol et la chute, détente et tonification musculaire.

11h00 : Taichichuan – la forme courte 13 de base.

Les fondamentaux – mise en place des principes – détente, le corps global, les moteurs

externes et internes – orientation.

Mercredi soir – Ecole communale de Wépion : 30, rue de Monin (dans la spacieuse salle de gym).page1image14613120

18h30 : QiGong

Les fondamentaux – éveiller et construire le corps “taichi” : les mobilisations vertébrales et 4
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19h30 : Taichichuan

1er duan niveau débutant – mise en place des principes – détente, le corps global, les moteurs
externes et internes – orientation.

Jeudi matin – 10 rue Godefroid – Namur

10h00 : Souffle et détente – libération des tensions somato-émotionnelles par de simples

exercices tension/détente et activation du souffle. Diverses approches de la respiration pour

restaurer une bonne ventilation et, partant, une meilleure respiration tissulaire. Exercices

debout et au sol.

11h00 : Posture/stature et Tui shou -Zhan Zhuang – exercices d’activation de l’énergie en

postures puis Tui shou – rencontre du partenaire pour pacifier la rencontre, améliorer la

détente et l’enracinement en situation; découverte de la force sans forcer.

Jeudi soir à IATA, rue de la montagne – Namur
18h00 : 1er duan pour tous
19h 00 : 2ème et 3ème duan
20h00 : On file les formes !

Continuons d’en parler !

La formule d’engagement trimestriel vous permet combiner diverses heures de pratique pour

compléter votre abonnement.

Pour ceux qui cherchent textes, vidéos et liens, pensez à visiter le site www.taichichuan.be et

éventuellement ma page FB (jean-luc perot, les Ateliers de la Main franche).

Une fois la dynamique lancée, nous reprendrons des ateliers de w-e formes, éventail, bâtons…à

suivre.

Au plaisir,

Jean Luc Perot

www.taichichuan.be

jean.luc.perot@taichichuan.be

.

7
octobre
2021

Un art martial utile

TaijiQuan un art martial utile à la société ?

Le TaijiQuan est un art martial, il développe la capacité à combattre.

Le combat n’est pas la guerre. 

L’art du combat se joue dans la relation à l’autre, dans la gestion d’un rapport de force contrairement à la guerre qui pointe l’ennemi et vise à sa destruction.

L’un participe au développement de la personne, l’aide à s’individualiser au sein du groupe, l’inscrit dans un tissu de relations.

L’autre se fonde sur la survie et nie l’individu qui devient soldat, pion ou ennemi, pièce interchangeable d’une machinerie sans visage.

L’art martial éveille la conscience du combattant fondée sur une meilleure compréhension de soi et de l’autre; l’enjeu  étant de tenir un équilibre dynamique entre des forces contradictoires.

Combat avec soi-même, combat avec l’autre, recherche d’une adaptation réciproque pour une convivialité plus équilibrée où l’on tient compte des forces en présence, la sienne, celle de l’adversaire, celle du contexte et du moment.  

En TJQ, on invite à écouter pour comprendre et pouvoir transformer la situation avec intelligence. Sentir voire pressentir la faille à exploiter pour obtenir beaucoup d’effet avec peu d’effort.

Avec cet esprit et dans le contexte de totalitarisme doux que nous connaissons, nous pourrions mettre ces qualités  au service de l’avènement d’une société plus désirable. L’adversaire n’est pas facile à identifier derrière les multiples facettes que prend la domination de l’argent dont les pouvoirs politiques, administratifs et les media se font le plus souvent les serviteurs.

Face au pouvoir et à la force, pas question d’un affrontement direct. Observer pour comprendre. 

Heureusement des observateurs avisés, enthousiastes, bien informés et compétents nous aident ( Conseil Scientifique Indépendant, Reinfocovid, France soir, sud radio, IHU, réaction 19 et bien d’autres repris sur crowdbunker.com… ). Cela permet de prendre conscience et de mieux voir les variations sur le thème de l’aliénation et de la domination qu’on nous infligent.

Que faire sinon activer en soi ces qualités taijiquan développées par la pratique solitaire et solidaire, seul et en groupe. 

La résilience, robustesse et souplesse en sont une pour se faire confiance, supporter la situation et tenir ses résolutions vers une société plus vivable.

Le redressement, l’alignement postural et la dynamique du souffle en sont une autre, pour garder la tête haute et respirer la noblesse des sentiments qui nous animent.

La détente et la clarté d’esprit encore une autre, pour ne pas se crisper sur la contrainte et rester disponible pour l’analyse et le choix des solutions.

Vient enfin l’art d’entrer en relation, la disponibilité et l’écoute de l’autre, la capacité à sentir et pressentir le geste qui vient et à produire la réponse adaptée, stratégie et diplomatie.

 

Puisse notre pratique taijiquan nous motiver à une implication dans la société que l’on souhaite voir advenir.

Un combat pacifié où nos paroles, nos attitudes et nos actes éveillent le respect (parfois l’animosité), cultivent le lien et créent du mieux-vivre ensemble. 

Jean Luc Perot octobre 2021

7
février
2021

Bon pied – bon oeil

Le 7 février 2021

https://vimeo.com/509510280

7
février
2021

le 1er duan

7 février – pour compléter le  1er duan

https://vimeo.com/501048997

26
janvier
2021

Mes mots du taichichuan 5ème – la signature

4ème temps de la présentation posture, stature, allure,

5. La signature  http://VID_20210126_101226.mp4

Le mouvement du corps et les gestes.

Donc, on s’est posé, on a pris nos repères, on sait vers quoi on tend, eh bien, bougeons maintenant ! 

C’est un besoin, une hygiène et un plaisir.

Aller se balader, gambader, courir, chanter, gesticuler, danser…

On a la bougeotte, c’est un besoin qui s’exprime spontanément  – on bouge, on s’étire, on remue pour se délier les membres, pour se dégourdir et sortir des contraintes qui nous figent.

Chacune et chacun sa manière de s’activer, de laisser s’exprimer l’émotion qui le mobilise, joie et pleurs,  peur ou colère, toutes les forces qui nous poussent à agir.

La gestuelle nous est propre, que l’on articule ou gesticule, que l’on conduise des gestes élaborés ou des gestes spontanés, elle porte notre signature.

On sait combien la société valorise les formes reconnues du sport et de l’art-spectacle susceptibles d’être monnayées commercialement ou politiquement; on sait aussi que la bien-séance laisse peu de place à cette salutaire expression d’énergie qui se retrouve dès lors souvent récupérée par des approches dites thérapeutiques.

Mais, rien ne nous empêche de lever la soupape de laisser libre cours au défoulement : Marcher, courir, danser, nager, chanter, crier…Mieux vaut évacuer la tension accumulée dans des formes socialement acceptables que de laisser éclater sa violence ou de s’inhiber dans une auto-répression qui mène à la dépression. 

Se défouler, c’est salutaire Mais, il y a mieux !

Ces forces vives qu’on pourrait dire sauvages peuvent aussi être cultivées et dynamisées dans des approches artistiques qui partant de la personne telle qu’elle se présente, se proposent de construire, corps et âme une belle individualité en résonance avec les autres.

Un peu prétentieux, peut-être, mais c’est ainsi que je vois l’esprit et la pratique taichichuan.

Le corps habité et exercé comme occasion de penser, d’entrer en relation pour se penser soi et penser l’autre, partenaire ou adversaire. 

Ainsi cultivés, nos mouvements et nos gestes deviennent une présence qui compte, un témoignage en action.

On soigne et conduit cette envie de bouger sans ostentation et sans se laisser inhiber par le regard des autres qu’à l’inverse même, on accueille car il aide à quitter les faux-semblants et le souci de faire “comme il faut”.

L’autre, juge potentiel devient partenaire bienveillant et exigeant.

L’affaire n’est pas simple pour autant.

A moins qu’on ne s’estime achevé dans un personnage, un statut ou une fonction, rien n’est conclu une fois pour toutes. 

NON, le verbe ÊTRE est un infinitif.

Rien de définitif, on devient et ce devenir en appelle au futur.

“ Souviens-toi de ton futur” dit le Rabi Nahman de Braslav, tu n’es par réduit à ce qu’on a dit et fait de toi, ni à l’image que tu t’en fait. 

Mets-toi à l’écoute de ce qui t’appelle, de ce que te admire ou envie, sors de la croyance à une identité définitive.

Il importe d’être à ce que l’on fait, “Fais ce que tu fais” et de pouvoir signer nos oeuvres aussi banales soient-elles sachant cette  signature n’est pas définitivement écrite, que la graphie peut évoluer, surtout si elle entre dans la danse, si elle danse.

Ainsi, la chorégraphie Taichichuan, est un chantier et l’investissement dans l’exercice participe pleinement à la transformation, l’artiste et l’oeuvre sont intimement enlacés, en quête d’autonomie.

Il y a bien un passage obligé, un autre nous enseigne à  gérer les gestes et les postures, il y a des principes et cela s’apprend.

Ton modèle sera maître ou compagnon, à toi de choisir pour autant qu’il ait un peu plus de maîtrise pour t’emmener plus avant.

Son influence est en rapport avec la clarté et la fermeté de ton désir. 

“Quand l’élève est prêt, le maître est là “ dit-on et, j’ajoute “Quand l’élève est là, le maître s’élève”. 

La réciprocité demande la présence active de l’un et de l’autre. 

C’est un consentement mutuel, que l’engagement soit formulé ou tacite. Si une partie ne remplit plus son rôle, la relation se suspend, l’un et l’autre vont chacun leur chemin, c’est là la logique du contrat.

Pas d’asservissement, pas de soumission au dominant, pas d’esprit sectaire mais un choix partagé où il n’y a pas à faire semblant.

Que ton style, ta signature ne soit pas forcée ou  copiée, c’est de toi qu’il s’agit, elle t’engage, où que tu sois sur le chemin.

Posture, Stature, Allure et pour conclure, ta signature, mes quatre temps fondamentaux dans l’élaboration et la fréquentation de soi.

19
janvier
2021

taichi-chicong janvier 2021

19 janvier – toujours dans l’idée d’associer une approche QiGong à des séquences de la chorégraphie TaiJiQuan

https://vimeo.com/501144036

16
janvier
2021

pour compléter le 1er duan

L’idée de faire une vidéo sans inverser l’écran m’est venue et je l’essaye avec Le 1er duan.

https://vimeo.com/501048997

13
janvier
2021

4è temps de mes mots du Taichichuan

Voici le lien viméo

https://vimeo.com/500088821

et le texte du 13 janvier 2021

L’allure 

On parle peu au cours de TJQ, je propose des images, des mots et des phrases pour accompagner le mouvement pendant la pratique mais on n’a pas le temps d’en discuter.

Avec les vidéos j’essaye de maintenir la motivation malgré l’interdiction de pratique en commun. S’exercer seul est une invitation très dépendante du désir de chacun de mettre en oeuvre ce qui l’a touché. 

Alors, je me propose de clarifier mes mots, de faire entendre ce que je sens derrière ce que je dis .

Après les effets physiologiques du redressement et le jeu du souffle, l’allure nous invite à parler du mouvement dans l’espace, cette fois.

On l’a vu, le souffle donne l’énergie et l’énergie nous donne de l’allant. Qui peut, veut ! (non l’inverse, sans énergie on a beau vouloir, ça ne marche pas )

Bien sûr l’intention prime, l’idée et l’envie fondent le geste. Je n’envisage pas ici les mouvements réflexes et les conduites instinctives où des contraintes subconscientes poussent à l’action, à la fuite, à l’agression ou au contrainte, nous figent en inhibition.

DONC,

En avant, marche !

a. mais d’abord s’arrêter. 

Pour commencer il convient de se poser, d’occuper la place “en conscience” en intégrant l’espace alentour. 

b. Faire le point.

Chaque lieu par sa géométrie, son décor et son ambiance nous invite à prendre la mesure du moment.

On connait notre protocole : Arriver, s’arrêter, se poser et s’établir dans la verticale soleil/terre. 

Vient alors la prise de repères. l’espace alentour s’organise selon des références cardinales et diagonales. 

c. Vient ensuite l’orientation 

– on se tourne vers ce qui nous importe, on donne du sens aux directions. Il y a un avant et un arrière, une gauche et une droite mais quoi qu’on fasse, on “va de l’avant”. 

– L’orientation est d’abord mentale, on l’appelle volontiers l’orientation du coeur. Tu es ta propre boussole.. Que choisis-tu, vers quoi diriges-tu tes efforts.

– Elle est physique ensuite, les repères spatiaux forment le cadre de nos déplacements.

d. On prend la mesure de l’espace

  1. le pivot – tours et détours.                     Notre point de chute est un point pivot qui nous fera découvrir les directions en tournant sur place comme une girouette.  4 quarts de tour pour l’angle droit ou 8 huitièmes pour les obliques à 45°

 2. le pas   – Arpenter l’espace 

question de pieds, de poids et de pas pour

avancer, reculer et se déplacer latéralement.

2 modes majeurs : la propulsion en prenant appui sur le sol pour se projeter et sauter d’un appui sur l’autre ou l’immersion en se laissant couler dans le creux de la vague pour émerger dans l’autre appui.

Le point de départ central pourra nous faire rayonner dans des allers-retours centre/périphérie; on trace des lignes droites.

ET avec la ligne vient le plan où une figure géométrique de base, le triangle nous fera découvrir le losange, le carré ou l’hexagone quand d’autres combinaisons feront l’octogone (2×4) ou le dodécagone (3×4, 2×6, 4×3).

le pentagone nous ouvrira l’étoile à 5 branches.

Bref ces différents schémas  géométrique nous ferons découvrir les variations des angles d’ouverture /fermeture pour écrire sur le sol des chemins inédits.

Mais, en même temps, s’ouvre un autre espace que l’on dit topologique.

Notre présence organise le lieu en un champ traversé par des forces qui nous relient à tous ses points. Dans cette logique, on n’est plus seul, isolé mais partie prenante d’un espace continu. Il suffit de penser un endroit pour sentir sa présence – proche ou lointain, en accès direct ou contourné, ouvert ou fermé, il nous englobe ou nous l’englobons.

C’est le point de départ, et si la ligne droite nous est assez spontanée pour aller d’un point à l’autre, la ligne courbe est à apprivoiser.

Cercle et carré coexistent et, face à l’adversaire, les placements/déplacements sont la clef pour gérer l’agression par la douceur et la souplesse comme le propose le taijiquan.

Les pas suivent l’intention, ils portent le corps, le geste et la main là où il sont efficaces.

Ici, l’allure nous met en marche mais, ce n’est pas tout de bouger, il  y a la manière, il faut du style.

Ainsi des allures du cheval qui marche au pas, trotte ou galope, ainsi des allures d’un voilier lorsqu’il a du vent dans les voiles. 

Quelle allure, quelle prestance ! 

L’allure implique aussi les régimes du moteur. Moteur physique et psychique qui qualifie les régimes de notre activité. On tourne à plein, moyen ou petit régime.

  • Alors vient le rythme. 

“ De la musique avant toute chose,

Et pour cela préfère l’Impair

Plus vague et plus soluble dans l’air,

Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.”

Verlaine

La levée du pied et sa pose sont comme un métronome; une alternance de stabilité/instabilité : l’un et l’autre, l’un puis l’autre, l’un pour l’autre, l’un si l’autre… les changements d’appui se répondent à vitesse variable avec des accents, des temps forts et des suspens qui font comme des  lignes d’écriture.

“Liberté sur un pied”

On dit en taijiquan que sur 2 pieds, on est stable mais empoté, manière de dire que l’appui préférentiel sur un des deux pieds donne de la mobilité, il permet de changements d’appui. 

Changer d’appui, c’est changer de place, imperceptiblement ou évidement et donc, changer de points de vue. Décalé à gauche ou à droite, plus proche en avant ou reculé en arrière.

En TJQ, on rappelle que la règle des pieds est essentielle qu’il faut savoir régler ses pas.

En effet, la pose du pied conditionne la stabilité et donc la liberté.

L’appui plain ou partiel, l’écart latéral et sagittal, l’orientation de l’axe talon – 2è orteil …autant de détails qui comptent pour l’efficacité du geste dont nous reparlerons dans une prochaine étape.

31
décembre
2020

Prends le temps – janvier 2021

7 janvier – petite suite et  prends le temps

https://www.facebook.com/100003791343079/videos/2092516447551380/

5 janvier – à propos de l’assise tranquille

https://www.facebook.com/jeanluc.perot.3/videos/2091944964275195

7 janvier 21 – 1er duan pas glissé, brosser le genou  et comme en tenant un luth

https://www.facebook.com/jeanluc.perot.3/videos/2092557964213895

Janvier – Prends le temps, un bon moment, un bon mouvement

https://www.facebook.com/jeanluc.perot.3/videos/2086315311504827

24
décembre
2020

1er temps – mes mots du taichichuan -22 nov 2020

video 1 du 22 novembre 2020

https://www.facebook.com/jeanluc.perot.3/videos/2051072521695773

 La posture, et l’allure.

On parle peu au cours de TJQ, je propose des images, des mots et des phrases pour accompagner le mouvement pendant la pratique mais on n’a pas le temps d’en discuter.

Avec les vidéos j’essaye de maintenir la motivation malgré l’interdiction de pratique en commun. S’exercer seul est une invitation très dépendante du désir de chacun de mettre en oeuvre ce qui l’a touché. 

Alors, je me propose de clarifier mes mots, de faire entendre ce que je sens derrière ce que je dis .

 J’ai retrouvé cette réflexion de Jean-Paul Sartre dans un texte de Michel Onfray “l’important n’est pas ce qu’on a fait de moi, mais ce que je fais moi-même de ce qu’on a fait de moi. “

Cela me donne envie de la reformuler en disant “qu’as tu fait de ce qu’ON voulait faire de moi”

Ce ON, c’est l’époque, la société, la généalogie, la famille et sa culture bref tous les conditionnements constitutifs de mes croyances, de mes valeurs et de mes horreurs, de mes  habitudes, de mes plaisirs et de mes souffrances.

Que faut-il donc pour avoir envie de changer ?

Une dose suffisante de mal-vivre, un choc brutal et/ou l’émulation apportée par des modèles, des amis, des lectures, des histoires ou des actes…

Bref, un jour… on a envie de changer et de faire le tri entre ce qu’on a mis dans notre sac et ce que l’on désire garder, entre ce qu’on subit et ce qu’on choisit pour orienter notre existence a quotidien.

Au centre de l’aventure, notre présence très concrète et très concrètement inscrite dans une posture et une stature.

Voilà par quoi on peut commencer ! 

Entre corps et réflexion s’installe le dialogue, nos pensées nos émotions, nos sentiments et nos comportements  se répondent, ils résonnent les uns sur les autres.

Ma proposition part du corps et du souffle.

Elle invite à entrer dans l’expérience de soi. 

Voici une courte vidéo 15’ à ce propos

Dans la pratique Taiji/QiGong, beaucoup de références implicites s’accumulent. Je veux les expliquer formellement et, je le souhaite, vous impliquer dans les explications.

Parlons donc de la triade – Posture/stature, allure et signature.

Et D’ABORD

  • La posture et la stature, entre attraction terrestre et attraction solaire. 

AVANT TOUT, il convient de s’arrêter.  et de se poser ensuite.

Il s’agit de s’exposer càd de se donner à voir à soi-même et aux autres en assumant sa vulnérabilité.

 On laisse tomber le faux-semblants, les attitudes affectées, on abaisse la garde pour entrer dans l’exploration de soi, là en simple posture debout.

Il s’agit d’aller en reconnaissance du terrain en le parcourant des pieds à la tête. 

Ce peut-être une épreuve, on s’éprouve avec le désir de se connaître par expérience personnelle en sortant de l’habitude, et des images intériorisées (nos croyances sur ce qu’il faut être) ainsi que des commentaires d’autrui ( souci de conformité). L’ensemble étant le plus souvent inconscient ou, du moins actif à notre insu.

Cette posture est une recherche d’équilibre entre tenue et relâchement, entre tension et détente.                     L’équilibre résonne avec l’harmonie, càd l’articulation souple de tous les éléments et de tous les relais qui influencent notre posture au quotidien et dans la vie.

  • Tiens-toi droit ! l’injonction est heureusement moquée dans  son aspect ostentatoire, emprunté et figé par un excès de maintien contrôlé. Le redressement actif à l’inverse, signe  l’ouverture, la franchise et l’affirmation de soi.                   Il s’accompagne de la détente nécessaire à l’ajustement des tensions en perpétuel remaniement.    Tenir debout est en effet, un acte de résistance face à l’attraction terrestre et à la chute des corps. Le corps vivant est constamment animé par le souffle, les pensées et les émotions, constamment tiré vers l’extérieur, poussé à agir.

On sera attentif au placement du corps comme à l’abandon des tensions excessives. L’étirement et le bâillement  sont un bon moyen de sortir de l’engourdissement et du repli sur soi.

  • De haut en bas et de bas en haut, on questionnera :           le port de tête, le placement du regard, la détente des mâchoires et de la gorge ainsi que la détente des épaules qui dégage le cou
  • L’alignement à l’aplomb du sommet et au centre des appuis au sol. La suite vertébrale est comme suspendue par le sommet, elle s’étire et se reflète dans l’alignement sternum, nombril, symphyse pubienne. Un axe central, virtuel se dégage dans cette expérience posturale.
  • L’étalement des pieds au sol, orientés droit devant avec            un plein appui et un appui plain : contact léger des talons et bon déploiement de l’avant-pied qui permet la pose des doigts et des pulpes  ainsi que le contact de la racine méta-tarso-phalangienne des orteils. 
  • le centrage antéro-postérieur fait que les rotules restent libres et mobiles, l’articulation du genou n’étant pas verrouillée en extension par un déséquilibre arrière.
  • Les hanches s’inscrivent dans l’alignement global, les fesses détendues ne sont pas en arrière pas plus que le bassin n’est poussée un avant. la conscience de l’articulation coxo-fémorale, au creux du pli de l’aine permet d’ajuster le placement.

Du point de vue relationnel, celui de notre rapport au autres et à la vie,  la rectitude de la stature n’est pas sans rapport avec une droiture intérieure.  Rien à cacher, la stature redressée en impose quand on est bien posé, sans surenchère. Elle témoigne d’une disponibilité à l’événement , sa neutralité est ouverte sur le mouvement, à l’adaptation à la situation changeante.

C’est dire que l’ajustement postural est un chantier  perpétuellement ouvert. Notre relation à la vie étant tellement imprimée dans nos corps, dans la charpente ostéo-articulaire comme dans le tonus musculaire, dans notre respiration comme dans la circulation de l’information, circulation en nous mêmes comme nous circulons dans le monde.

La conscience posturale s’exerce en toutes occasions

– assis, le cul devient le fondement sur lequel se construit le redressement,

– couché, allongé sur le sol ou sur le lit, il est aisé de repérer les points de contact et la pression des appuis pour soigner l’alignement et développer la posture en hauteur, les pieds poussant vers la bas tandis que la tête pousse vers le haut; en largeur, une épaule poussant vers la gauche quand l’autre pousse vers la droite ;  en profondeur entre l’appui dorsal qui s’enfonce dans le sol et la façade antérieure qui tire vers le plafond.

La posture et la stature sont donc au fondement de nos exercices Taiji/QiGong

Du point de vue du souffle, le redressement assure le dégagement du diaphragme au centre des échanges entre le haut et le bas, entre le centre et la périphérie du corps comme entre l’intérieur et l’extérieur. Nous en reparlerons dans la prochaine video consacrée à l’allure.