24
décembre
2020

3ème temps de notre conversation sur mes mots du taichi.

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3. Du style et de l’allure !

On pressent le changement de registre, on passe des références posturales au souffle. 

De l’air, de l’air oui mais… de quoi  ai-je l’air ? 

  • à bout de souffle, sans voix, déprimé et sans allant
  • ou bien gonflé à bloc, en pleine forme.

On verra les développements de l’allure en rapport avec l’air que l’on a et le style des différents régimes d’activation 

mais, 

 Arrêtons-nous d’abord sur le souffle, le vent, l’air

La respiration, l’oxygénation est au centre de notre vitalité, nous fonctionnons à l’oxygène pour produire de l’énergie.

Entre l’air conditionné et l’air libre, je respire et m’exprime.

DONC, Spirons et re-spirons

La respiration paisible c’est celle qui convient au repos, à la sieste ou au dodo.

La ventilation est de faible amplitude, le ventre détendu oscille au gré du souffle.

Parfait mais en posture debout, prêt à l’action la respiration devient dynamique, il y a de la tenue vigilante; le diaphragme s’active ! En effet ce muscle s’il fonctionne de manière autonome répond aussi à volonté. On le contracte ou le relâche comme on le fait d’un doigt.

Le souffle dynamique est une auto-éducation (ré-éducation) qui s’exerce intentionnellement, comme  tous nos gestes.

L’idée de la détente globale est toujours présente mais on va concentrer son attention sur le diaphragme.

Les ouvertures et tuyaux de la bouche, du nez et trachée sont simplement ouverts laissant passer le flux d’entrée ou de sortie. 

La poitrine est détendue et du fait du grandissement postural, le ventre est légèrement tenu; la façade antérieure est immobile de sorte que l’effet de l’inspiration se fera sentir dans la région lombaire et le bas de la cage thoracique, en arrière et latéralement. 

Cette sensation répond bien à l’idée “d’avoir les reins solides”. 

Voici un Petit protocole pour sentir ce placement du souffle : “ imagine qu’à l’inspire, tu gonfle un ballon dans ta poitrine. Fais de même sans laisser le ballon s’expanser et tu sentiras que l’expansion se déplace vers le ventre. De même, ne laisse pas le ballon abdominal s’expanser vers l’avant et tu sentiras que le ballon se développe, plus discrètement vers les flancs et la région lombaire. C’est cette dynamique que l’on propose en posture redressée.

La sortie de l’air pourra être passive quand on relâche le diaphragme ou bien conduite pour vider davantage avec une petite contraction des muscles des flancs, au niveau de l’épigastre.

Cette dynamique respiratoire est un exercice fondamental dans la sagesse dansante, la chorésophie de Raji et Yumma. 

Mais, faisons bien la différence, le propos actuel concerne le TaiJiQuan.

Entrainement en posture statique :

debout, assis ou même couché, tenez bien l’auto-grandissement, ne vous écraser sur l’expire.

On active le soufflet en jouant de variations rythmiques cadencées. 

Le premier temps est toujours accentué, que l’on commence par l’inspire ou l’expire puisque, de toutes façons on jouera des deux formules.

une entrée longue et une sortie longue

une entrée et une sortie explosives 

une entrée longue, sortie explosive 

et l’inverse.

Raji propose une gamme dont vous trouverez traces et développements sur youtube, cela vous donnera peut-être l’envie de participer à des formations  voir www.rajimudra. com .

Dans nos pratiques,  cette dynamique respiratoire en cycles longs, peut-se mettre au service d’une approche méditative connue, dans les cercles Qigong – Nei Gong  comme la respiration de la petite révolution (orbite) célèste en suivant les axes Du mai/Ren mai. 

S’y ajoute alors l’intention de faire remonter l’énergie du fond du bassin vers le cerveau ( sommet de la tête ou épiphyse), à travers la moelle épinière en utilisant la pression inspiratoire. Sur la récolte, on aspire le plancher pelvien et le nombril pour “pousser” la sensation dans le canal vertébral et la tirer vers le sommet jusqu’à la région frontale (3ème oeil) avant de redescendre sur l’expire par la façade antérieure en passant par le coeur et le sourire, grand transformateurs des énergies indûment figées. 

DONC la posture et la stature puis l’allure animée par le souffle.

Entre le premier inspire et le dernier soupire le souffle donne de la voix, l’air permet la chanson et la chanson donne de l’allant.

le souffle peut alors être sonorisé, à la sortie comme à la rentrée, les voyelles se prêtant bien à la vocalisation.

Pour libérer le geste vocal, je propose la roue des

a – è – é – i – u – ou – au – o, cycle que sur le modèle des roues à mémoire, on peut décliner en partant successivement des différents sons.

Donc les spirales d’entrées, sorties du souffle pourront jouer de ces sons – O/é – A/é – I/é… à vous de jouer.

Par ailleurs les consonnes l,m,n viendront aisément à la bouche mais aussi, par jeu, les variations p,t,k et b,d,g et ch,f,s et j,v,z. (voir sur internet le grand nombre d’exercices de parole et de chant)

Nous parlerons d’allant et de mouvement dans la prochaine conversation.

 

 

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