4
juillet
2018

à la rentrée du 18 septembre 2018

Vous avez envie de commencer ? 

Toutes les séances vous sont ouvertes. Il suffit d’essayer, d’en parler puis de choisir ce qui vous convient.

Horaire – lieux

A.  16, avenue reine Astrid à Namur – centre FUNDP

MARDI

10h       assise tranquille et souffle dynamique

11h         Taichichuan – 13 de base – niveau intermédiaire

MERCREDI

18.30h   Taichichuan – 1er duan forme longue

19.30h    Taichichuan – forme longue 3è et 2è dans

JEUDI

10.30h      Taichi/chiCong – thèmes extraits des formes – puis 13 de base et 1er duan

19h            Taichichuan – 13 de base niveau fondamental.

 

B. centre FUNDP  10, rue Godefroid à Namur

MERCREDI

10h       ChiGong – couché/debout – conquête de l’espace – souffle dynamique

11H       Taichichuan – 13 de base – niveau fondamental

 

9
février
2018

le corps organique

2ème moment dans la lecture du corps Taichi en 4 temps.
https://doodle.com/poll/ms2s4gksim87ea9d pour vous inscrire aux ateliers.

Le corps Organique

Le tout prend le pas sur les parties.

Toutes les parties du corps, toutes les pièces de la machine, tous les éléments de cet ensemble complexe entrent dans un fonctionnement intégré.
Les détails anatomiques s’estompent au profit d’un fonctionnement global. Respiration et circulation inscrivent dans l’ensemble du corps des centres moteurs et des lignes de force.
L’intérieur devient le milieu où s’organisent ces forces, on y sent des circulations, des courants, des membranes, parois ou enveloppes.
On convoquera
L’air et la pompe du diaphragme pour la ventilation
le sang, le coeur et les muscles pour la circulation rythmée des liquides,
La respiration et les connexions nerveuses pour les échanges cellulaires
et l’information circulante.
De l’intimité cellulaire à l’environnement extérieur, tout est interconnecté.
La connexion interne de l’organisme va de la matrice nucléaire connectée au milieu cellulaire lui-même baigné dans la matrice conjonctive extra-cellulaire qui se prolonge dans tout le tissu conjonctif. Il y a un milieu extérieur, une enveloppe externe/interne perméable et un milieu intérieur en équilibre; un détail modifié n’importe où résonne sur l’ensemble en équilibre dynamique; c’est un réseau continu vivant.

L’élasticité globale se traduit en terme de ressort qui pourra se comprimer ou s’étirer pour restituer la force engrangée.

Les mouvements naissent plus clairement de l’appui au sol, du centre moteur pelvien et de l’axe. Le muscle est sollicité davantage en allongement excentrique et moins en raccourcissement concentrique.

L’EAU
sera l’élément marquant de cette sensibilité. L’eau qui coule et s’écoule, remplit les creux, contourne les bosses. La vague inspirera le mouvement qui se propage à partir du centre et du sol ; le corps se fera récipient et les contenus liquides se transvasent d’un appui dans l’autre. L’espace se fera piscine et l’on intégrera la portance et la résistance du milieu.

Le Solo

se développe à partir de sensations internes, se charge et se décharge dans le cycle des inspirations/expirations.
Les mouvements prennent du corps, illustrations et applications viennent ajouter du sens.

Le QIGong se fait plus méditatif.

Une compréhension cellulaire du corps aide à absorber le pur, le profitable dans l’inspiration, à laisser s’activer les processus physiologiques d’assimilation pendant l’installation du souffle et puis à évacuer l’impur, les déchets métaboliques et plus globalement tout ce qui nous encombre et nous empoisonne sur l’expiration. TuNa
L’exercice mettra en jeu la pompe diaphragmatique dans l’activation rythmique du souffle selon la proposition chorésophique de Raji et Yumma.
La dynamique corps visible/corps invisible soulignera la mobilisation des centres moteurs pour activer la périphérie des membres de la colonne vertébrale jusqu’au bout des doigts.

Le duo/duel s’ouvre à la rencontre de la complémentarité et à la réciprocité.

L’autre ne fait plus obstacle mais partenaire de l’apprentissage dans l’approfondissement des principes. La main et l’œil lisent le corps dans sa cohérence, son alignement et sa détente pour déceler la faille, l’insuffisance ou l’excès à corriger. Les exercices de systématisation clarifient les 8 principes de base. Peng Lu An Ji Cai Lie Zhou Kao.
12
janvier
2018

TaiJi-QiGong – Les 4 temps du corps

 

Je vous propose de revisiter la pratique TaiJi – QiGong en 4 ateliers qui se donneront à Namur

au 16, avenue reine Astrid de 14 à 18.30h

les dimanches 21 janvier – corps mécanique ; 18 février – corps organique ; 18 mars – corps énergétique et 29avril – corps philosophique .

Voici le premier texte  pour l’atelier du 21 janvier 2018 et la liste des inscriptions https://doodle.com/poll/ms2s4gksim87ea9d

 

QI GONG

Savourer la beauté du geste bien fait et bon pour tous.

Organiser la progression

Dans la variété des pratiques QiGong,  je repère 4 régimes de l’activité et je parle du corps en tant que celui-ci est au départ de l’exercice et de la mise en œuvre de soi dans la globalité de la présence.

Temps 1 : Le corps mécanique

C’est le temps de l’approche anatomique. La construction de la posture se lit en termes de charpente osseuse, d’articulations et de liens tendineux et musculaires.

On voit la posture debout soumise à l’attraction terrestre et l’on ajuste les tensions entre les forces de redressement et les forces d’enroulement; entre tenir debout ou s’écrouler, se tenir ou s’avachir.

La verticalité organise la stature autour d’un axe virtuel qui nous traverse de part en part.

L’alignement

favorise l’abandon des tensions compensatoires et met en évidence l’inutilité des crispations qui brident la détente et freinent la mobilité.

Debout et Solitaire, On installe la polarisation soleil/terre, tension ascendante vers la lumière et abandon à l’attraction terrestre; la verticalité concilie chute et grandissement.

Corps visible / corps invisible

les centres moteurs “invisibles“ se précisent dans l’appui des pieds qui se prolonge jusqu’à l’articulation coxo-fémorale au creux de l’aine ; sur le sacrum qui initie le redressement vertébral jusqu’à l’occiput et dans le port de tête qui s’ajuste sur l’horizontale des oreilles (plan vestibien) pour projeter le regard à l’horizon.

L’espace s’organise à partir de soi.

Là où l’on est, là est le centre et le départ de l’aventure spatiale.

1. D’abord 3 plans – 3 lectures spatialisées de notre situation.

A – le plan sagittal :

L’axe vertical de notre redressement peut se prolonger jusqu’au centre de la terre (Nadir) ou s’élever jusqu’à l’étoile au Zénith.

Passant de la ligne au plan, la sensation résonne droit devant ou droit derrière.

Derrière, la colonne vertébrale devant, l’axe nez, sternum, nombril témoignent de notre alignement.

Cette vibration médiane s’extériorisera dans le focus, la capacité à centrer notre regard et concentrer nos énergies en un point droit devant, là où le sagittaire vise et pointe sa flèche.

B – le plan latéral ou frontal :

L’axe vertical se fait ligne et plan dans la symétrie gauche et à droite.

L’oreille, l’épaule, la hanche et la cheville se répondent sur la verticale et se prolongeant latéralement dans l’écoute, le bras (main) et jambe (pied).

C – le plan horizontal – comme le sol ou la ligne d’horizon :

Sur un sol plat, les plantes des pied sont au même niveau et cette position équilibrée peut se ressentir aux chevilles, genoux et hanches puis à la taille, aux épaules, aux oreilles et aux yeux.

L’usage distingue 3 niveaux : en-haut torse, épaules et tête; au milieu l’espace du diaphragme, du creux de l ’estomac au nombril et en-bas, sous la ceinture, la bassin.

2. Ensuite, l’espace alentour.

8 directions organisent et résument toutes les directions à l’instar de la rose des vents.

Au centre d’un carré sur pointe, le pratiquant repères 4 directions cardinales; il s’oriente selon son intention vers le nord, le sud, l’est ou l’ouest.

La lumière solaire règle nos aspirations vers le levant ou le couchant, vers la pleine lumière du jour ou les lumières de la nuit.

Au centre d’un carré droit, les angles indiquent les directions diagonales.

L’octogone comme le cercle rendent comptent des 8 directions et , en pratique, je suis le centre, j’avance ou recule, me déplace à gauche ou à droite allant tout droit ou obliquant.

Peu d’effort, beaucoup d’effet !

L’intelligence du geste et l’élégance du mouvement.

Le corps pense et l’aisance vient avec simplicité et économie d’énergie.

L’efficacité vient à-propos, au bon moment, au bon endroit.

La rondeur masque les angles et la ligne droite quand le principe du levier diminue l’effort.

L’élément TERRE

est emblématique de ce temps inaugural.

La Terre planète, la pesanteur, le sol et la prise d’appui.

Mais pas de Terre sans Soleil : SOL I TERRE

Dans ce premier temps

Le solo passe par l’apprentissage formel : posture, appuis, pieds et pas, mouvements et directions.

Le Qigong est dans ses fondations corporelles – étirements, assouplissements et tonification se retrouvent sous l’appellation DaoYin.

Tandis que l’idée de l’arbre inspire l’exercice postural.

L’exercice Duo/duel

présente l’autre comme un obstacle, une force qui résiste ou s’oppose. On vérifiera l’enracinement, la détente, la capacité à recevoir et à donner une force à travers les exercices éducatifs.

Nous nous promènerons donc dans ces repères lors du prochain atelier du 21 janvier 2018

Bienvenue à tous.

12
octobre
2017

S’entraîner avec entrain

S’ENTRAINER ?

C’est choisir sa vie, une vie d’artiste.

artiste, créateur ou inventeur, on se met “à l’oeuvre”.

La maîtrise s’exerce dans geste.

Le geste parce qu’il disparait dès qu’il est achevé est toujours à créer, il est gestation.

Ainsi, l‘artiste est en gestation continue par le geste, il est et travaille sa matière première.

Temps et attention lui sont utiles pour affûter les outils et tenir ouvert le chantier sans s’échouer hâtivement dans une quelconque identité où il se sentirait abouti.

Au présent, Il est capable de dire JE, conscient de soi, de son existence, de sa présence et de son identité mais, paradoxalement, Je est  perpétuellement en train de se faire et de se raconter.

Dans un avenir toujours avenant, il s’imagine et s’invente en se faisant.

 

Le passé nous mène,

nous sommes pétris de croyances, habitudes et de conformisme.

Mais, on peut prendre distance d’avec soi-même et se regarder agir. Cet écart méditatif et réflexif nous fait spectateur de notre fonctionnement puis acteur plus conscient de notre déploiement.

Sortir de l’agitation émotionnelle et réactionnelle n’est pas refuser l’émotion mais assumer son message.

Les émotions ont un sens primitif lié à la survie, les reconnaître, les accepter et les comprendre permet de faire retour vers la complicité  de l’amitié avec soi-même.

Le futur nous emmène : Souviens-toi du futur !

On prend le temps pour écouter, sentir, apprendre et comprendre

On cultive l’attention pour aiguiser les sens et creuser nos ressources

n’oubliant pas que advient aussi ce que nous cherchons à faire advenir.

Le désir est là : bien-vivre et mieux-vivre.

Le plaisir est le moteur du désir, il donne l’énergie pour agir

alors que l’action donne du sens au désir.

La réciprocité, reconnaissance de l’autre comme désir libre fonde le rapport aux autres.

et à présent,

 

Connecte-toi aux forces qui t’habitent et t’entourent.

Il y en a que tu sais, d’autres que tu pressens et d’autres encore que tu ignores : Confiance !

Intégre l’ensemble de tes forces qui s’oppose au morcellement comme à l’éparpillement.

Sens la beauté, réjouis-toi de bien-faire et sens ce qui est bon pour faire fleurir ce que tu aimes.

L’entrainement te tire en avant, vers l’estime de soi.

27
juin
2017

horaire janvier 2018

ATTENTION : Les cours au Clos de Velaine à Jambes sont SUSPENDUS

HORAIRE au 25 novembre 2017

Les séances sont ouvertes à tous, à chacun de choisir ce qui  convient à son rythme

A. centre sportif FUNDP, 16, av. reine Astrid à Namur
MARDI
10h assise tranquille auto-hypnose, souffle dynamique et tournoiements
11h TaiJiQuan : 13 de base niveau intermédiaire
19H TaiJiQuan : Les fondamentaux  et 1ère partie
20h vision et approfondissement des formes 1er, 2ème, 3ème duan et éventail / bâton court – pour tous
JEUDI
10.30h TaiJi QiGong – approche énergétique détaillée de séquences de la forme puis  13 de base pour les enthousiastes

19h : TAichi/ Chi Cong débutants

B. centre sportif FUNDP 10, rue Godefroid à Namur
MERCREDI
10h couché/debout – conquête de l’espace – taichiTango – souffle dynamique
11h TaiJiQuan – 13 de base débutants

 

28
avril
2017

à propos du centrage

ZHONG DING – LE CENTRAGE

Le Centre, centré, centrage, centrale

Que ce soit dans la chorégraphie, l’affrontement ou le quotidien, le CENTRE associe les qualités de présence, de conscience et de disponibilité.

La présence note une position spatiale, une conscience et une disposition interne.

– A l’interne, la présence invite à la conscience. Conscience de son identité, de sa posture, de ses forces et de sa disponibilité.

– Dans l’espace, on occupe physiquement une position mais la conscience inscrit ce point dans un champ relationnel, un champ de forces avec orientations, directions et sens.

Pour moi, il y  a  – devant, derrière, à côté, dessus et dessous ;

en rapport à l’autre, il y a de face, de côté, de dos, plus bas que ou plus haut que.

Dans la relation, il y a proche, éloigné, confort, menace, urgence ou tranquillité…

De la posture centrée : é qui libre = qui est libre

On connaît la référence constante à l’équilibre.

La posture juste est faite d’alignement vertical, de détente et de juste tension.

Le centre étant en même temps centre de gravité lié au bassin, centre du souffle lié au diaphragme ou centre de l’intention lié à la poitrine et à la tête.

Le centre est un lieu d’équilibre dynamique.

L’effet probant du centrage est la disponibilité à ce qui arrive.

Ayant intégré les dimensions de la présence, on est libre de la préoccupation de soi et prêt à… l’imprévu.

La concentration ouverte ne sépare pas interne et externe, la disponibilité accueillante et la mobilisation des énergies.

La position centrale nous met au coeur de la situation.

Du point central partent et arrivent tous les rayons de la roue.

On est à la fois cible et moteur.

Une conscience circulaire joue des 3 plans de l’espace pour gérer les forces adverses – le point central est partout où je suis, il se place et pivote à loisir pour changer les angles, dévier les forces usant de l’effet centrifuge ou centripète.

Pas de centre sans périphérie, pas de cercle sans centre. La roue tourne et la boule roule, le centre reste !

Le centrage invite à se “mettre au centre” de soi et de la rencontre.

Prendre le centre met l’autre en périphérie

Cacher son centre ne donne pas de prise efficace à l’adversaire.

Se centrer c’est trouver sa cohérence, une référence intime qui connecte tous les aspects de notre présence, donne de l’aplomb et du culot, de l’à-propos et de l’aplomb.

Ainsi le centrage devient la clé de l’attitude et du comportement

efficace. JE reste le pilote capable d’accueillir avec souplesse ce qui vient, capable de l’apprécier et de l’évaluer pour agir en accord avec soi et la situation.

Qualité centrale que l’on éveille et éduque dans des vibrations méditatives ou dans la forme, chaque fois qu’on occupe une position cruciale d’où peut naître le changement.

Au centre, on est toujours au commencement !

 

24
février
2017

Les ROUAGES énergétiques.

Les rouages énergétiques.

Le caractère mobile, fluide, continu et intégré du « geste Taichi  » nous parle de circulation d’énergies.

Circuler évoque précisément les trajets circulaires, les lignes courbes et les temps cycliques.

Le cercle est le modèle TaiChi, il résonne dans les 3 plans de l’espace euclidien et la sphère synthétise le thème.

Dès lors, il sera question de boule qui roule, d’enroulements et de déroulements; il sera question de roue qui tourne, de centre et de moyeu pour des rotations, de tours et des détours ; d’axe pivot et de torsion pour des rotations différenciées.

L’harmonie de l’ensemble implique de repérer et libérer les points charnières articulant le geste.

 

Passes, portes, pivots, barrières, chacras…

L’ARticulation permet un ajustement, une adaptation réciproque de différents éléments.

HARmoniser, ARticuler, Rythmer et Ritualiser participent de cette faculté adaptative, il vibrent tous sur la même racine étymologique.

On articule des segments, des moments et des temps, des pensées et des hommes qui s’adaptent en permanence à la vie.

Cette adaptation réciproque se retrouve bien sûr dans les articulations entre les segments osseux mais aussi dans le glissement des viscères ou dans les mouvements cellulaires et, au sens large, dans tous rouages qui font tourner la machine.

La tradition indienne nous a légué la notion de Chakra pour qualifier cette fonction  glissant du mécanique à l’énergétique, du physique au psychique, de l’action à l’esprit.

La tradition chinoise parle de barrières, de passes, de portes et de pivots par où passe le flux,

elle situe des lieux et les met en image dans un paysage.

Le corps s’organise entre terres et mers où se précisent des champs d’exercice, des lieux où l’on se cultive et s’affine.

3 lieux sont privilégiés : – le creuset pelvien – le coffret thoracique et le berceau crânien

ils sont en continuité c’est à dire :

–  le ventre et le bassin jusqu’aux pieds

– le torse avec les poumons et le coeur, le diaphragme faisant distinction et continuité

– le port de tête, cerveau et regard, l’entrée thoracique faisant distinction et continuité par la nuque.

C’est la libre circulation des souffles et des énergies qui fera le geste élégant et l’agir efficace.

L’usage le plus fréquent propose une lecture en 7  rouages (chacras) pour organiser mouvements et cheminement intérieur.

Du fond vers le sommet : Le cul, l’ombilic, le creux de l’estomac, le milieu de la poitrine, le passage resserré de la gorge, la glabelle et la couronne.

Ces repères ne sont pas sans résonance avec des centres nerveux (noyaux et  plexus neurovégétatifs ) et l’on pourrait en proposer une lecture neuro-anatomique mais le langage usuel convient mieux à notre propos.

Voici comment je les situe dans ma pratique.

  1. En bas, l’assise, l’assiette : Le bon fond donne du culot ! 

Là se gère l’enracinement à la terre pour une stabilité physique et émotionnelle mais aussi la plongée dans nos racines identitaires

– le genre, masculin ou féminin

– la génération dans l’ascendance et la descendance,

– la sexualité dans la conjugaison amoureuse

– le terroir, naissance et ancrage dans la culture.

L’appui du pied se prolonge dans les jambes jusqu’à l’articulation coxo-fémorale.

Le hamac pelvien est comme une toile de trampoline tendue entre pubis, coccyx et ischions.

Dans la pensée médicale chinoise antique, c’est du fond que jaillit la puissance vitale tel un geyser (ChongMai). Assumer ses racines, avoir les pieds sur terre, ne pas avoir le cul entre deux chaises  donne de l’aplomb et du culot.

2. L’ombilic et le creux des reins – De la tenue !

– Au creux de reins est la porte – Men – par où on est appelé dans l’existence – Ming -. On sort dans la vie, il importe que cette porte reste largement ouverte, que la cambrure lombaire ne soit pas une serrure, ni rouillée ni verrouillée.

L’ombilic est au centre du plan d’organisation de l’embryon ; il forme le nœud qui ferme la panse et marque la séparation d’avec le placenta et la mère. « Avoir du cœur au ventre, avoir des tripes, avoir quelque chose dans le ventre » font écho à  l’individuation et au possible accès à l’autonomie.

La ceinture est garante de l’adossement lombaire et de la cohésion haut/bas. Dans le développement embryonnaire précoce deux courants des cellules s’opposent en haut/bas, les unes coulent vers la tête tandis que  les autres coulent vers le sacrum.

Les reins solides témoignent de la force de celui qui est bien tenu à la taille et se porte bien.

3. Le creux de l’estomac et le diaphragme – la soufflerie !

– zone intermédiaire où le soufflet diaphragmatique, pompe aspirante et refoulante  active l’aspire, l’inspire et l’expire, cela spire et re-spire, brassant les énergies du souffle et du sang, diffusion artérielle et retour veineux.

La dynamique pneumatique (gonflé/dégonflé)  comble l’apparente  coupure à la taille, contient l’expansion du ventre et répond de l’animation  centre/périphérie.

Cette région est un passage

– vers le bas car quand cela ne passe pas bien, ça nous reste sur l’estomac ou sur le cœur; on n’arrive pas à digérer les choses, la respiration reste superficielle.

– vers le haut pour la montée du sang et des souffles purs, la clarté d’esprit, la sonorité de la voix et le rayonnement.

4. Le torse, le thorax et le dos, la poitrine – Quel coffre !

Usuellement désigné comme le lieu du cœur et du sentiment, la cage thoracique est ajourée, les barreaux sont mobiles et permettent l’expansion du cœur et des poumons. Le torse peut former un rempart et le dos peut se faire gros pour encaisser les coups.

Mais souvent la cage se fait prison et l’on vit à l’étroit, enfermé, le cœur serré et la poitrine affaisée.

 

5. L’ouverture vers le haut – à gorge déployée !

La ceinture scapulaire, la gorge, le col et la mâchoire inférieure .

Entrée ou sortie, le passage est étroit est gardé, il contrôle les sorties et règle les entrées.

– A l’aisselle, liée au déploiement des ailes, des bras qui accueillent ou se ferment, enlacent ou libèrent et des mains pour donner et prendre .

– A la gorge, le défilé  livre passage  au souffle et au sang, au son, à la parole et au chant. il importe que la nuque soit souple et mobile, redressée et non tassée.

6. L’oeil et l’oreille et le pouvoir unificateur du cerveau pré-frontal – Quel toupet !

qui distingue, analyse et rend cohérent. Le plan vestibien ( plan du canal semi-circulaire horizontal de l’oreille interne)  équilibré dans un port de tête dégagé assure la meilleure acuité sensorielle.

g. Le sommet subsume l’ensemble, on est complété et connecté – ici et au-delà !

Au-delà du crâne s’ouvre l’intelligence de l’intégration de soi à l’aventure universelle qui dépasse la portée de nos sens.

Soi, l’autre, la société, la planète, le cosmos…

Ainsi le symbolisme global de l’Homme entre Ciel et Terre trouve des spécifications au différents étages de la posture debout.

Mieux vaut belle stature que mauvaise posture !

9
novembre
2015

novembre 2015 – Encore etToujours à propos du Chi ( Qi)

Théorie, pratique et sensibilité.

Dans ce champ d’investigation TaiJiQuan – QiGong,  je butte toujours sur ce même problème : des mots exotiques et étranges qui ne trouvent du sens que dans l’expérience.

On cherche des traductions, des allusions, des images ou  des périphrases savantes mais au-delà, seule l’expérience ouvre sur l’intégration.

Ainsi du Qi : Energie, souffle, dynamisme ? Le Chi ne tient pas en place et en tous cas, il ne tient pas en un unique mot français.

Il est changeant, par nature, comme le temps, l’air ou l’humeur. Il varie et se transforme. C’est bien là sa spécificité.

Les caractères chinois ouvrent sur la bio-logique, la logique du vivant entre « Ciel et Terre » où la puisance solaire mobilise les masses d’air et d’eau qui s’échangent en souffles et vents, vapeurs et pluies pour animer la terre. ( Dictionnaire Wieger, leçon étymologique 98 ). Jusqu’ici, on ressent et comprend.

L’humain est au centre, en plein milieu, en plein dedans.

Terrien bien au chaud à l’abri de son soleil, il consomme et transforme tout ce qu’il touche par le geste et la pensée.

Sans forme particulière l’énergie se prête à toutes les formes et à tous les usages.

Subtile ou grossière, elle est et fait la vie.

Naissances, changements, mutations et morts s’y retrouvent, vitalité et vivacité aussi. Cela s’apprend, s’écoute et se cultive.

La culture du bien-vivre sous l’angle énergétique.

C’est une philosophie c’est à dire une pratique, amoureuse de la vie et de l’existence heureuse.

Le regard énergétique  voit l’immanence des choses, il s’intéresse aux dynamismes, aux forces et au plaisir partagé dans la simplicité de ce qui est.

Prendre soin de ce qui nous rend vivant, éviter ce qui nuit et entrer  dans l’expérience d’une individualité  aimante, .

Bien dit ! mais comment s’y prendre ?

Le  grand livre du Dao, version chinoise classique,  invite à accompagner le mouvement, à suivre  le naturel .  Mais encore ?

Ce naturel ne semble  pas spontané chez l’homme. Nous sommes pourtant tous naturels aux même titre que les pierres, les herbes et les bêtes .

Cette participation consciente s’éveille dans l’intériorisation méditative comme dans  la conscience artistique. «  Sois le sculpteur de ta vie ».

L’ exercice est poétique qui joue de la conscience d’être avec, distant mais non séparé de l’arbre, de la goutte d’eau, du vent, des bactéries ou des êtres.

Pratique récréative qui invite d’abord à sentir et à ressentir.

Ainsi du jeu des animaux – ours, tigre, grue, tortue… – invite à se sentir et à bouger « comme si  on était… tigre ou oiseau », la posture végétale résonne avec l’arbre ou la pousse d’herbe…

Ce dynamisme mobilise l’observation, la mémoire, l’imagination, la sensibilité et le corps.

Entrer en résonance avec  l’énergie permet de lever les croyances qui nous résument à ce que l’on croit devoir être .

Faire corps c’est à dire résonner  par  » l’ensemble de nos facultés, de nos forces et de nos possibilités connues et inconnues » ( J-F Billeter in Notes sur Chouang Tseu)

avec la vie organique, celle  du corps donc de l’esprit et jouir de la pleine conscience de cette  adhésion.

C’est un art et un choix, un choix existentiel et un art de vivre  !

 

 

20
mars
2015

à propos d’harmonie yin / Yang

La pratique du TaiJiQuan valorise la recherche d’harmonie.

Harmonisation de la personnalité, intégration dans la société des hommes et dans l’environnement naturel et culturel par l’exercice de l’esprit, du corps et du souffle.

Le terme harmonie n’évoque pas simplement le bon assortiment des couleurs ou des sons, sa vibration ouvre des implications plus fondamentales.

Laissons d’abord résonner les mots construits avec le radical °ar, °er, °r  :

L’ART

l’artiste et son talent créatif  associe de manière inédite ses « objets » pour  faire de la musique, de la danse, du dessin, des films, des mets et des mots…

L’artisan et son savoir-faire avec la méthode de ceux qui mettent la main à la pâte.

In-ars = inerte, inhabile à, sans capacité, sans énergie.

 

L’article

artus, le noeud d’une pousse, la jointure, les membres et plus spécialements les orteils (les artiches et les arpions ),

les parties numérotées d’un texte, l’article premier et, dans le registre du temps, le moment, à l’article de la mort.

ARTiculation

avec l’idée de relier les choses les unes aux autres pour leur bon fonctionnement.

ARme

armus – l’épaule, le bras d’où l’anglais arm . Les armes, initialement armure, casque, genouillère..s’ajustent adéquatement au corps.

Arithmétique

qui traite des nombres, des parties et  distingue les unités pour calculer les opérations de base.

Rite

Rtam en sanscrit et ritus en latin pour la notion d’action rituelle qui organise l’espace et le temps, la conscience et le groupe.

Rythme

parle de l’écoulement temporel, du temps qui passe et se mesure dans le mouvement, les mouvements successifs.

De tout cela, me semble émerger l’idée de l’organisation fonctionnelle d’un système complexe. Complexe  c’est à dire composé d’un ensemble de plusieurs éléments en relations intriquées. Pour que cela fonctionne, Il importe que toutes les parties s’adaptent les unes aux autres, que les emboîtement soient congruents et le mouvement fluide.

Immergé dans la  complexité  vivante, on s’adapte, porté par le flux, on suit le mouvement global.

L’intelligence du mouvement invite à distinguer les différents composants de l’ensemble,  à clarifier leurs rapports, sentant ce qui les distingue  et ce qui les oppose puis ce qui les rassemble et enfin à savourer l’effet obtenu par leur conjonction.

C’est le propre de la lecture yin/yang qui distingue des oppositions dynamiques dans l’apparente unité des phénomènes alors même qu’elle fait pressentir l’unité globale derrière les apparentes contradictions.

Ainsi, l’art de TaiJiQuan, l’art martial fait de nous des artistes càd des gens qui cultivent un savoir-être et un savoir-faire face à la complexité de la vie et ce d’une manière personnelle, originale. Cette originalité n’a pas à voir avec l’égoïsme du propriétaire ou du consommateurs mais avec le désir d’authenticité de celui qui veut  assumer sa spécificité ( personne d’autre n’a été, n’est, ni ne  sera identique).

Originalité qui n’a pas non plus à voir avec le souci de se faire remarquer, de se différencier par un quelconque artifice mais bien de prendre la responsabilité de son identité dans la société des hommes .

La quête d’harmonie s’appuie sur le besoin de sonner juste dans le concert des vivants;  c’est un voyage entre amour, connaissance de soi et invention de soi, entre conscience de soi et identité en devenir.

L’éthique  c’est-à-dire de manière très concrète, l’ensemble de fins et de principes qui dirigent mon existence, invite à  sortir de l’anonymat pour entrer dans la subjectivité assumée et s’inscrire dans la nature et dans la culture. C’est une écologie, une logique qui intègre harmonieusement le sujet, le citoyen et la terre.

Gageons que l’exercice  taiJiQuan gagne en humanité dans cette vision de l’art et de l’harmonie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9
février
2015

Corps visible / corps invisible

 

 

Apparent / caché , visible / invisible, explicite / implicite.

Encore une variation Yin/Yang dans l’univers TaiChi.

C’est simple – ce que l’on voit est en relation intime avec ce que l’on ne voit pas.

Ainsi du corps, du geste et du comportement, on ne voit pas tout ce qui est caché dedans !

 

En route vers l’invisible !

TOUT COMMENCE AVEC TOI, LE CORPS EST PREMIER, il est au départ de l’exercice.

Dans ce sens, le corps ne se limite à la compréhension usuelle, il est l’ensemble de nos facultés, de nos possibilités et de nos ressources, celles que l’on sait comme celles qu’on ne sait pas.*

On est visible dans une manière d’être là, une présence dont le corps témoigne.

 

Celui que l’on voit agir, bouger ou se tenir tranquille est animé par des forces invisibles.

Dans cette perspective, l’exercice conscient devient un choix, celui d’une auto-éducation pour repenser les habitudes et les croyances dont nous sommes faits et installer un mode de comportement plus en accord avec ce que l’on aime et choisit.

 

Apparent / caché , visible / invisible, explicite / implicite.

Voici quelques repères

Sous la peau, le squelette.

La charpente osseuse, solide, vivante nous ancre dans la matière.

Sa structure, l’ensemble des éléments qui la compose est ordonné en fonction des forces et des charges qu’elle porte ou contient.

– Allongé au sol, on s’abandonne à la pesanteur, la charpente n’a rien à porter, elle repose.

-Debout, elle doit s’aligner dans la verticale pour tenir, des pieds à la tête.

C’est un acte de résistance et un exercice minutieux qui invite à la fois à l’abandon et à la tenue.

Entre le poids qui chute et la beauté qui tend vers la lumière on oscille autour d’une fugitive stabilité.

-En mouvement, elle cherche des appuis pour les forces qui la mobilise.

Cela met en évidence des zones clés : les pieds et le bassin, la colonne vertébrale et le port de tête qui forment les repères osseux du mouvement Taichi.

 

Au plus intime, la pensée.

L’esprit, la pensée, l’intention, le propos, l’idée… le système nerveux véhicule ses informations dans tout l’organisme.

Cela se traduit toujours, en fin de compte en contractions/ décontractions, mise en tension/détente pour ouvrir ou fermer, tenir ou lâcher…

  • Les muscles squelettiques mettent la pensée volontaire en acte quand, hors conscience, la musculature profonde ajuste le tonus postural
  • et que le système nerveux autonome maintient la stabilité du milieu intérieur qui permet la pensée.

Ainsi l’esprit s’enracine dans des dynamismes cachés en profondeur pour rayonner en pensées et gestes.

 

Entre les deux, le souffle régulateur

Le diaphragme s’active, il s’abaisse et appelle l’air, les poumons se gonflent puis se détendent- l’air rentre et sort.

Le mélange au sang et diffuse partout pour nourrir et nettoyer bref vivifier toutes les cellules.

 

Dans ce ternaire – Pensée – Souffle – Geste,  les forces internes se conjuguent.

L’intention mobilise, elle suscite l’énergie dans les cellules et allume des circuits neuro-musculaires en réponse aux sollicitations internes et externes.

Moteur médian, le souffle assure la cohérence entre le haut et bas, il ceinture et  gère la diffusion de l’énergie dans tout l’organisme.

Les forces prennent appui dans l’os, au sol et au fond du bassin, elles se propagent en suivant l’axe vertébral et fleurissent dans le geste, le regard et la parole.

Quand l’os est l’ancrage de l’esprit et le lieu du souffle,  intérieur et extérieur restent en harmonie.

 

* voir J-F Billeter in leçons sur Tchouang tseu chez Allia.