9
janvier
2012
Bonjour, erreur dans son calendrier,
Serge Dreyer ne pourra venir comme prévu
Je désire maintenir notre programmation, et reprends le flambeau pour proposer un atelier sur le même thème :
”Pratiquer le TaiChiChuan aujourd’hui à la lumière des textes classiques “
Ce sera l’occasion pour moi de confirmer la cohérence de ma proposition TaiChi. Il sera bien sûr question de construction posturale et de dynamique des forces – arcs, spirales et ressorts pour développer le geste formel et entrer en relation avec le partenaire.
Quand:
- samedi 21 janvier de 10 à 12.30h – de 14.30 à 17h et la forme longue de 17 à 18h.
- samedi soir vers 20h – buffet ” à la fortune du pot ” pour saluer l’an neuf.
- dimanche 22 janvier de 9.30 à 12.30 et de 14.30 à 17.30h
Ou : Salle de Tai Chi (1er étage) 16, avenue reine Astrid à NAMUR
Participation : 40€ la journée 75€ le w-e membres main franche : 35€ la journée 70€ le w-e.
Veuillez vous inscrire sur la liste : http://www.doodle.com/2pzdxukpywxi7vqy
Enregistrement par ordre d’inscription – stage limité à 20 participants – Arrhes 25€ au compte 142-0563389-38
Publié par Jean-Luc dans Actualité de l'école, Stages et ateliers
Mot(s) clé(s): chi, chuan, stage, tai
Réactions:
20
septembre
2011
Tai Chi Chuan
Le 23 octobre de 13.30 à 19h – Qu’est ce qui fait la saveur Tai Chi chuan ? La posture, le souffle, la sensibilité… Le thème des 4 éléments sera l’occasion de revisiter les fondamentaux de la pratique.
Tai Chi – éventail
Les 27 novembre et 18 décembre de 13.30h à 19h – La pratique de l’éventail ouvre un espace particulier pour jouer de l’air, du vent et de la fluidité. Des postures inspirées de la pratique de l’épée et du sabre alternent étirements et flexions profondes pour enrichir le répertoire gestuel. Des éventails seront disponibles.
Jisei Tai Chi
Les 19 et 20 novembre – la venue du maître Kenji Tokitsu est toujours l’occasion d’un approfondissement de la recherche et du sens de l’énergie. Le samedi est plus spécialement orienté vers le KiKô (QiGong) et la danse de l’énergie.
Tai Chi Tango
Les samedis 22 octobre, 26 novembre et 17 décembre - Le premier cycle sera, selon l’usage ouvert à tous, seul ou en couple pour découvrir les principes fondamentaux de l’intériorisation à l’occupation de l’espace, de l’exercice au sol au redressement debout et du solo à la danse en couple.
Tai Chi Chuan – avec Serge Dreyer
Les samedi 21 et dimanche 22 janvier 2012, nous ouvrirons l’année avec la venue de mon professeur.
Serge vit à Taiwan depuis 20 ans, il enseigne la littérature française à l’université de TaiChong avec une attention spéciale à la culture de la table et du vin. Chercheur passionné, il approfondit son approche dans le Ba Gua et le Xing I. Il nous emmènera dans la compréhension des fondamentaux du TaiChi Chuan à la lumière des textes classiques et spécialement de l’usage de la ” force sans effort” qui associe la posture, les arcs de force et le mental. Horaire et lieu à préciser en décembre.
Publié par Jean-Luc dans Actualité de l'école, Stages et ateliers
Mot(s) clé(s): chi, chuan, éventail, tai, tango, tokitsu
Réactions:
30
juillet
2011
La postura en el Tai chi chuan
La construcción postural es un tiempo fundamental del aprendizaje y la práctica del Tai chi chuan.
Buscar la postura justa es, ante todo, una práctica que nos coloca en nuestro sitio y hace que nos sostengamos en pie.
Práctica exigente para reunir en un mismo individuo alineación corporal y elasticidad, fuerza y suavidad, enderezamiento y relajamiento, estabilidad y disponibilidad.
Es una inversión preciosa para abordar lo cotidiano del cuerpo, del gesto y del movimiento.
La perseverancia es necesaria, pero la proeza es a menudo tóxica. Cuanto más se busca dentro del registro natural, sin perder la exigencia de los puntos de referencia, más se aproxima uno a una validez todo-terreno.
Con el tiempo, la conciencia postural se vuelve un estado de espíritu, una postura existencial.
El cuerpo es el lugar donde vivo y desde donde hablo, fiador de mi autonomía.
Se gana en sencillez y en autenticidad cuidando de no separarse de la referencia a la experiencia personal.
Dentro de la práctica de las Formas, que sólo constituyen la parte más popular de la disciplina, parece erróneo, sin embargo, sujetarse a las posturas, como si la coreografía fuera una secuencia de fotos con etiquetas: “la grulla blanca, la serpiente que repta, las 7 estrellas…” ; trampas de la traducción y de la recepción, en los primeros tiempos, que tienden a permanecer y a ser repetidas con ganas, sin cuestionarlas. La palabra sustituyendo el concepto. ¿Sin lugar a dudas?
Se dice de la Forma que gestos y movimientos fluyen como las aguas del río, que las 8 “técnicas” sólo son transformaciones de energía que, efectivamente, se aprovecha de las continuas mutaciones yin/yang.
A partir de entonces, no hay “congelación de imagen” y la coreografía vive de su fluidez y de su continuidad. No se detiene el fluir del río; en él se ve una potencia profunda canalizada. Ésta se acumula, por el hecho de las olas y de los remolinos, para rodear o sumergir el obstáculo, pero no se detiene.
Sin embargo, no hay dos ríos iguales, ni dos instantes idénticos en la misma corriente.
Su vitalidad proviene sólo de la interpretación del actor, no de la repetición escolar de las posturas bien ejecutadas.
La mente puede leer en ella instantes, captar momentos, sentir en ella poses, pero disfruta con la pujanza continua y contenida, en la euforia del gesto bien llevado.
En el ejercicio “Tui Shou” a dos (empuje de manos, según la pobre traducción en uso), donde los movimientos y las variaciones son constantes, importa que los fundamentos posturales estén bien establecidos, pues la circulación de la energía depende, en gran medida, de la integración postural.
Los puntos de regencia formales que marcan la postura
-separación de los pies, adelantamiento de la rodilla, cadera hacia atrás (retroversión), apertura de los hombros, cabeza erguida…- son útiles para despertar el sentir de la energía y su movilización pero, en la “lucha” más libre, a menudo pierden su rigidez formal. Se transforman pero sin perder su coherencia energética. No es bueno estar “en mala postura”.
A la postura, se vuelve constantemente para mejorar la eficacia sin esfuerzo, la elegancia del gesto.
Es en el Qi Gong donde se cultiva la sensibilidad a la energía y es en su movilización que el ejercicio encuentra su pleno rendimiento.
En la aparente inmovilidad postural donde se “está posando” se juega con la activación de las tensiones contrastadas, de las fuerzas concurrentes que agudizan lo percibido y lo sentido.
Donde no se ve nada, donde parece que nada pasa, la corriente pasa, efectivamente.
Colocarse, soltarse, adaptarse y, ¿por qué no?, descansar.
La postura bien entendida conjuga los efectos de la práctica del Tai chi chuan.
Jean-Luc Perot, Enero 2011
Publié par Jean-Luc dans En España
Mot(s) clé(s): forma, gong, postura, Qi
Réactions:
19
juin
2011
Les ateliers de La Main Franche
Tai Chi Chuan et Chi Qong
La pratique hebdomadaire s’organise du mardi au jeudi au 16, avenue reine Astrid à Namur.
Le parking est accessible pendant les heures de cours.
Tai Chi Chuan – éveil du corps Tai Chi et mise en forme des principes.
Le Mardi
- 11h : La forme courte : 13 de base
- 19h : La forme longue : 1ère partie
- 20h : La forme longue : 2è et 3è parties
Le Mercredi
- 19h: La forme courte : 13 de base
Le Jeudi
- 11h : Les fondamentaux base 13 et 13 de base
Chi Qong – Les principes cachés dans la forme – affiner la sensibilité et la conscience.
Le Mardi
- 12.15h : posture, stature, allure – une formule plus tonique
Le Mercredi
- 11h : la relation dans le cercle et la ronde – une formule plus dansante
- 18h : le paysage intérieur – une formule plus paisible
Toutes les séances, sauf le mardi 20h sont ouvertes aux débutants, les matinées sont orientées vers les aînés.
Chi Qong et Tai Chi se développent sur les mêmes principes. Le Tai Chi Chuan invite à la mémorisation progressive d’une chorégraphie ( 13 de base et les 3 parties (duans) de la forme longue ), le Qi Qong ne propose pas de chorégraphie mais articule différents repères tels que les 6 animaux, les 4 éléments centrés, les 6 dispositions mentales…
QUE CHOISIR ? Vous êtes invité à une séance de votre choix pour prendre l’ambiance, en parler et sentir si cela vous convient.
Les ATELIERS de fin de semaine de 13.30h à 19h.
- Tai chi chuan – dimanche 23 octobre – les FONDAMENTAUX qui font le TaiChiChuan
- taichi EVENTAIL – les dimanches 27 nov et 18 décembre
- TaichiTANGO – 1er cycle les samedis 22 oct, 26 nov et 19 déc .
- le maître K. TOKITSU – samedi 19 et dimanche 20 nov.
Les RENCONTRES TAI CHI
- 28,29 et 30 octobre 2011 TAICHITCHO à la Chaux de Fond www.taichichuan-cornelia.com
- 10 au 13 novembre 2011 – Amicale YangJiaMichuan à Neuchâtel www.taijiquan.free.fr.
Plus d’informations: jllperot@gmail.com – 0479/565432 – 081/742494

Publié par Jean-Luc dans Actualité de l'école, Uncategorized Réactions:
27
mars
2011
Des pratiquants des ateliers de La Main Franche s’y rendent chaque année , c’est l’occasion de voyager ensemble en co-voiturage. Manifestez-vous!
La première a s’être organisée il y a 23 ans: Les Rencontres Jasnières : 3 jours, en plein air, au bord du lac de Marçon, une vingtaine d’animateurs et plus de deux cents participants d’Europe et des USA. (Plus d’infos …).
La seconde, début septembre, le festival Lalita en Extremadura (Plus d’infos …) – un vol jusque Madrid puis, 5h de bus ou du co-voiturage. Un petit coin de paradis, une excellente nourriture végétarienne, une convivialité musicale, le cachet espagnol et aussi un temple et des promenades pour savourer le calme. 5-6 animateurs et une cinquantaine de participants. Saluer le soleil du matin, pratiquer au jardin et danser dans la grande rotonde. Baignade en rivière au village à côté et, excursion au village ou au Portugal pour les carnivores.
Le troisième, en octobre:TaichiTcho – La chaleur, le dynamisme et le charme raffiné de l’accueil . Une quinzaine d’animateurs et une bonne centaine de participants, des salles de pratique à découvrir à pied dans le bourg. Plus d’infos …
Publié par Jean-Luc dans Actualité de l'école
Mot(s) clé(s): chi, chuan, Espagne, été, festivals, France, gong, Qi, rencontres, tai
Réactions:
9
février
2011
Rapide, économique et simple, la chute ouvre un champ d’exploration Tai Chi.
Les terriens
Nous vivons sur terre “comme des poissons dans l’eau” sans penser à l’air que nous respirons, à la pression atmosphérique qui nous pèse sur la tête et à l’attraction terrestre qui nous attire vers le centre de la terre.
Nous tombons sans cesse et le sol arrête notre chute en nous donnant la sensation de poids.
Nous sommes des êtres de chute au sens premier du terme. La chute libre nous est naturelle et tenir debout est un acte de résistance obstinée. La fatigue et le vieillissement nous ramènent à la terre, nous tombons jusqu’à la tombe. Humblement, l’humus nous attend pour nourrir de nouveaux élans.
La détente
Comme nous sommes forcément très attachés à la terre, le plus simple, le plus confortable et le plus sage est de l’accepter pleinement et de se détendre. Vivons heureux en regardant la vie, quand la mort sera, nous ne serons plus.
Le fait de se sentir bien, d’être bien dans son corps implique la gravité qui participe directement à la conscience de soi. Nous sommes graves, pesants et lourds mais cela n’empêche pas d’être joyeux.
La détente, l’abandon des tensions superflues sera le conseil récurrent de la pratique Tai Chi. Pas de ramollissement amorphe mais au contraire, le maintien d’un projet, d’une forme tendue vers un devenir, une invitation au voyage allégé des bagages inutiles.
L’exercice de la détente est sans fin, toujours remis en chantier par la persistance de tensions résiduelles acquises et par l’apparition de tensions renouvellées par les projets et les craintes.
La chute libre est un thème utile pour une détente plus profonde impliquant le système musculaire et son contrôle cortical et partant, une disposition mentale accueillante à l’égard de la vie.
Lisez la suite de cet article … (Seguir leyendo…)
Publié par Jean-Luc dans Articles de référence
Mot(s) clé(s): chi, chuan, chute, détente, efficacité, Posture, shou, tai, tui
Réactions:
26
novembre
2010
La philosophie Tai Chi : une pratique existentielle.
La pratique du Tai Chi Chuan, sa gestuelle et ses variations de style à orientation martiale ou récréative nous font facilement oublier que derrière ce que l’on en voit vibre une vision du monde et de l’homme.
Dao
Pour évoquer la vie, son foisonnement et sa marche en continu, on parle du Dao. Un processus créatif qui va de soi et embarque toutes les existences particulières. On dit usuellement la Voie, en français. On ne peut se l’approprier, on en voit les traces; on en fait partie et on ne peut qu’y adhérer. Des acceptions particulières font entendre qu’il s’agit d’un chemin de développement personnel au sens d’une réalisation intérieure. On parle ainsi de la Voie des arts martiaux (BuDo) au sein de laquelle des adeptes pourront trouver leur Voie et, éventuellement se frayer un chemin dans la vie. Quand on s’interroge sur la vie, ses origines ou son commencement, on bute sur la question de l’avant. Qu’est ce qui avait avant?
Wu Chi (sans trace,sans origine).
C’est le mystère initial. On essaye de comprendre, de saisir quelque chose en remontant au début mais, on a beau scruter l’horizon de notre entendement on ne distingue rien. Silence, vide, obscurité !
Tai Chi (l’Un, le Tout et le principe).
Mais il faut bien commencer alors, on parle d’un point ou d’un moment inaugural. La vision s’organise, l’entendement trouve un repère, un point d’appui. On peut commencer à comprendre. Tai Chi, le principe universel se donne comme point de départ et comme règle qui gouverne l’ensemble de la manifestation. En un sens plus particulier, l’individu est un Tai Chi, son corps organisé est un Tai Chi. Ce principe qui couvre tout l’édifice s’appréhende par l’harmonieux déséquilibre yin/yang.
Yin / Yang
C’est la coïncidence, la concurrence et l’intégration dynamique de deux polarités opposées et complémentaires. Au coeur de la globalité Tai Chi, les souffles Yang, plus subtils s’élèvent et vont former le Ciel alors que les souffles Yin, plus lourds se condensent pour former la Terre. Ainsi, au Ciel qui nous couvre, la puissance solaire, l’esprit et l’initiative créatrice, A la Terre qui nous porte, la gestation, la nutrition et la mise en forme des projets et des corps. Entre les deux pôles yin / yang s’inscrit toujours un écart, un vide essentiel qui permet leur relation continue. Sans distinction il n’y a que confusion et sans vide médian pas de relation.
Le vide et l’énergie, le Chi
Le Vide est le lieu de la vie, sans vide, pas de libre circulation. Le vide est la condition pour que les échanges et transformations Yin/Yang puissent opérer. De la matière palpable à la matière subtile, tout est Chi et c’est la dynamique yin/yang qui active le Chi. Nos sens n’appréhendent que les apparences mais le fil conducteur yin/yang nous aide à saisir le fonctionnement caché. Ce regard sur la vie et son fonctionnement peut paraître naïf mais il a le grand avantage d’être pratique et praticable. L’exercice du Tai Chi Chuan y prend ses références et la méthode d’entraînement implique la mise en oeuvre consciente du Tai Chi, c’est à dire du Yin/Yang c’est à dire du vide et du Qi.
Entrer dans la Voie du Tai Chi c’est remettre en jeu et en chantier la construction de soi et de ses rapports aux autres et au monde et c’est là le projet Jisei Do tel que formulé par Kenji Tokitsu et pratiqué dans nos cours.
Publié par Jean-Luc dans Réflexions personnelles
Mot(s) clé(s): chi, chuan, Dao, philosophie, Qi, tai, Wu, Yang, Yin
Réactions:
18
octobre
2010
Le paysage Ta
iJiQuan se construit sur la référence au Qi et à la dynamique yin/yang. Tout comme il est insatisfaisant de chercher à traduire en français le nom TaiJiQuan , il est tout aussi illusoire de trouver une traduction satisfaisante au terme Qi Gong. Mais, en fin de compte, peu importe, il est plus utile de préciser ce que l’on entend et propose sous cette appellation d’origine chinoise. Partant de la traduction usuelle de Culture de l’énergie , je propose de situer la pratique dans une perspective éducative. Reprenons pas à pas.
Lisez la suite de cet article … (Seguir leyendo…)
Publié par Jean-Luc dans Articles de référence, Réflexions personnelles
Mot(s) clé(s): chi, chuan, Energie, gong, perspectives, Qi, réflexion, tai
Réactions:
2
juillet
2010
Le Tai Chi Chuan est classé dans la famille des arts internes. Cela semble aller de soi, chacun se faisant du Tai Chi Chuan une idée toute en rondeur, en douceur et en lenteur. Mais, à mon sens, cette appellation implique des principes et des modes fondamentaux de la pratique.
Intérieur, intériorité, intimité.
En voilà trois qui résonnent à mon oreille.
L’INTIMITE
l’aventure me concerne, elle commence avec moi. Il ne s’agit pas de la conquête d’une technique mais bien de la découverte progressive de ce qui me fait être. Une Vibration tellement intime que bien souvent, faute de recul, elle passe inaperçue. On se trouve donc d’emblée dans la construction de soi avec le désir de reprendre en main les forces de développement. On ne cherche pas de solution toute faite dans des identifications avec les modèles triomphants de la réussite richesse, du pouvoir, de la victoire ou de la domination. Non, on reprend l’aventure à l’intime, dans la profondeur du corps pour y instiller la détente.
L’INTERIEUR
Une conscience attentive aux crispations installées , aux contractions inutiles, aux restrictions de mouvement ou aux rétrécissements des flux. Attendrir la chair en y installant douceur et tendresse, comme un sourire, un abandon confiant à la pesanteur et à la terre qui nous reçoit. La force qu’on dit volontiers profonde en se référant à la robustesse, vient de l’os. La charpente osseuse est inséparable cependant de l’articulation et du muscle.
L’OS sera porteur du redressement, garant d’un alignement qui conduit droit à la terre et neutralise ainsi les forces qui nous déséquilibrent.
L’ARTICULATION garantit l’harmonie du mouvement de toutes les pièces qui composent l’ensemble du corps individuel. C’est un rouage précieux qui redistribue les forces de la verticalité. A la fois point d’appui et point pivot, ce relais capte et redirige les forces alentour.
Le MUSCLE permet l’expression élastique de la force. Il sera sollicité moins dans sa contraction que dans son étirement par éloignement de ses insertions. Jouer du grandissement contre la pesanteur, de l’ouverture contre l’enroulement et du dégagement contre l’étouffement nous incite à vivre la présence à soi en volume .
Le VOLUME voilà que se dégagent un intérieur, un creux et une enveloppe externe : un oeuf. Ce creuset entre crâne et pelvis sera le lieu symbolique de nos transformations . La dynamique yin/yang y joue à plein rendement. haut/ bas, avant/arrière, gauche/droite, superficie/profondeur, fermeté/douceur, droite/courbe,…
L’INTERIORITE
Trouver son centre. Lieu d’équilibre entre les tensions contrastées, la posture centrée permet de libérer la force dans toutes les directions. point départ et point de retour pour de multiples voyages intérieurs, la posture centrée permet l’expansion comme la concentration. Moyeu d’une roue qui tourne dans les trois dimensions, la posture centrée est partout dans l’axe de notre désir. L’orientation permet de marcher vers l’essentiel. L’intériorité est une boussole qui évite de se perdre dans la mesquinerie du quotidien. Pauvreté de la richesse, du pouvoir et de la propriété quand ils nous possèdent. La jouissance du simple fait d’être là permet d’aborder tous les terrains sur tous les plans et, comme une oeuvre qui se construit, de cultiver les forces de notre devenir.
Tai Chi Chuan: la confrontation implique la rencontre, là où intériorité et intimité ne sont pas égoïstes, n’excluant pas l’autre dans un nombrilisme suffisant. Elles sont au contraire la force de l’individualisme qui toujours va vers l’autre dans son individualité. Une force qui permet d’ouvrir ou fermer, de choisir ou d’éviter, de dire oui ou non pour trouver en l’autre la fréquence d’intimité utile à la relation juste.
L’ART INTERNE qualifie donc ce processus qui partant du corps et de l’exercice selon des critères précis inscrit progressivement ses résonances dans l’esprit, le coeur et le comportement de l’artiste engagé dans la Voie.
Publié par Jean-Luc dans Articles de référence
Mot(s) clé(s): chi, chuan, externe, interne, personnelles, réflexions, tai
Réactions:
7
juin
2010
Le Tai Chi Chuan aujourd’hui est-il un art martial ?
Il est bien malaisé de répondre catégoriquement à la question. Certains choisissent clairement d’abandonner l’idée martiale et pratiquent une gymnastique de santé ou une danse où se cultive l’énergie selon la perspective d’une tradition chinoise dite taoïste. La difficulté vient de ceux qui optent pour l’art martial mais ne peuvent en définir les contours et les implications.
Essayons d’éclairer le propos…
Si Mars est bien lié à l’art de la guerre
on ne peut que sourire de la lenteur, de la douceur et de l’imagination de ceux qui jamais ne se vérifient dans l’affrontement. Aller au combat invite à se forger un corps et un mental capable de tenir le choc. Il faut se renforcer. Savoir clairement ce que l’on veut et être prêt à s’exercer assidument. Qui dit force dit muscles et ossature, sang et souffle, coordination neuro-motrice et entraînement. Mais, là où le sport invite à se construire dans la performance – plus lourd, plus vite, plus loin – le Tai Chi Chuan valorise l’exercice interne.
Exercice interne, Qi Gong, qu’est-ce-à-dire ?
Le concept d’énergie ( Qi) ne sépare pas le souffle du sang et de la globalité du corps mais la culture de l’énergie (Qi Gong) y ajoute la pensée c’est à dire, la représentation imagée de ce que l’on veut faire et l’écoute c’est à dire, l’éveil d’une sensibilité consciente pour sentir et ressentir. Ici, la résistance est imaginée en même temps que le mouvement et, plus elle est importante, plus l’effort est conséquent!
La formule est intelligente. Pas de matériel, pas de tenue, pas de lieu spécialisé. Une détermination tranquille et une concentration souriante pour “allumer” les circuits sensori-moteurs qui portent le geste intégré. Une ligne à haute tension qui court de l’appui au sol à la main qui agit, de la profondeur de l’os jusqu’à la peau en passant par tous les rouages mécaniques et énergétiques où la force prend appui.
Toujours, on soigne la détente en relâchant l’excès de tension, toujours on cherche l’allongement en éloignant les insertions et toujours on intègre l’action locale à la globalité de la posture. Peu d’effort musclé et beaucoup d’effet. On sollicite non seulement la suite musculaire qui fait l’action mais aussi celle qui s’oppose à l’action et on joue de l’alternance et de la coïncidence ( la dynamique Yin/Yang) des actions contrastées ( tirer/pousser, étirer/concentrer, lever/abaisser,…). Peu de déchets métaboliques et pas de fatigue profonde avec, au contraire, une transpiration salutaire et une sensation tonifiante.
Si la lenteur est nécessaire pour construire la robustesse et faire le geste plein, l’expression peut être explosive, libérant dès le départ une grande énergie sur une courte distance.
La pratique martiale de Tai Chi Chuan , au sens plein du terme, associant lenteur et vitesse est peu répandue. Elle se construit sur les différents 3 registres usuels de l’entraînement :
- Les QiGong statiques et dynamiques; une ou des formes condensant le répertoire gestuel
- L’exercice en duo/duel, de “la poussée des mains” tui shou au san shou, forme libre de combat associant les percussions, balayages, prises et projections. Dans cette orientation, il ne suffit donc pas de pratiquer la poussée des mains en douceur ou en force, de faire des applications d’auto-défense pour justifier les séquences formelles ou de développer des forces inusitées par le Qi Gong pour se qualifier de martial.
- Seule l’expérience du combat libre inculque cette science du combat. Le respect de soi et le respect de l’autre font partie de l’enjeu. Il s’agit de ne pas se blesser. Aller plus loin dans le réalisme de l’affrontement relève moins de l’art que de la guerre ou l’autre n’est qu’un obstacle à éliminer.
Si Mars est une référence symbolique
invitant à conserver l’acuité de l’art martial dans la formation de soi, il n’y a pas lieu de sourire devant la douceur d’une philosophie qui dépasse l’affrontement par la non résistance et invite chacun à ne pas se faire l’adversaire.
En effet, il en faut au moins deux qui s’opposent pour nourrir la brutalité du combat; le Taichichuan invite à ne pas être celui qui servira d’appui à la force adverse.
La grande force se cache dans la douceur et l’aisance. Il faut être solide pour s’ouvrir à la vulnérabilité, pour accepter et accueillir l’agression sans en souffrir laissant l’attaque s’annuler dans le vide de la non résistance.
Ainsi, la vulnérabilité se cultive dans l’éducation martiale car il ne s’agit pas de se soumettre par débilité, paresse ou lâcheté mais de choisir la liberté. Ni agressif ni craintif, à l’image de l’eau qui emplit les creux, contourne les obstacles, dissout ou ravine, se vaporise avec la chaleur et durcit avec le froid le pratiquant cultive la transformation et l’adaptation.
Joindre la force et la fluidité, la légèreté et la pression, la malléabilité et le surgissement, le calme et la créativité, tel est l’esprit Taichi où le plaisir est la lanterne qui éclaire le chemin.
Jean-Luc
Publié par Jean-Luc dans Articles de référence, Réflexions personnelles
Mot(s) clé(s): art, chi, chuan, combat, Energie, gong, martial, Qi, tai
Réactions: